9:17 - October 01, 2019
Code de l'info: 3470735
Face à l’afflux de fidèles, l’institut Ibn Badis veut pousser les murs. La ville devrait lui proposer de racheter l’ancienne école de l’avenue Clemenceau.
Leur prière est presque exaucée. À Nanterre, les fidèles seront, sauf coup de théâtre, moins à l'étroit dans leur lieu de culte. L'institut Ibn Badis, qui regroupe une mosquée et une école privée musulmane, devrait pouvoir s'agrandir après la probable acquisition des locaux du centre de formation des adultes (Afpa), situé juste à côté.
 
Une extension qui permettra de doubler la capacité d'accueil de la mosquée, la faisant passer de 1 500 à 3 000 personnes, ce qui en ferait l'un des plus grands lieux de culte musulman des Hauts-de-Seine.
À terme donc, Rachid Abdouni, le président de l'institut Ibn Badis, espère ne plus avoir à laisser de fidèles à la porte. Et éviter ainsi les prières de rue, sujettes à controverses.
 
Jusqu'à 600 personnes obligées de prier dans la rue
« On ne veut plus refuser du monde, insiste-t-il. Pendant les périodes de Ramadan, 200 à 300 fidèles sont obligés de rester dehors. Et ça peut monter à 500 ou 600 lors de la prière de l'Aïd. Cette situation pouvait engendrer des tensions, certains étant frustrés de ne pas pouvoir exercer leur culte dignement. »
 
Khaled confirme. Lui, dont l'épouse enseigne au sein de l'école privée de l'institut Ibn Badis, se souvient de l'impressionnant afflux de fidèles, il y a quelques semaines, le jour de l'Aïd. « La prière était à 7 heures, je suis arrivée à 6h30 et la mosquée était déjà bondée. Il y avait tellement de monde que je n'ai même pas pu rentrer, j'ai dû me rabattre en urgence vers une autre salle de prière… »
 
Mais ce jour-là, certains ont opté pour une alternative. « Plusieurs dizaines de fidèles sont restées sur le trottoir, regrette Riad, 22 ans. Ils ont prié à un mètre à peine des camions et des voitures qui passaient sur l'avenue. Ça pose à la fois des problèmes d'image et de sécurité. »
 
Des fidèles venus de Rueil, Suresnes ou Puteaux
Il faut dire que la mosquée de l'avenue Clemenceau, vaste et moderne, n'est pas fréquentée par les seuls musulmans de Nanterre. « Elle attire des fidèles des villes voisines comme Rueil, Suresnes ou Puteaux » admet Rachid Abdouni, qui regrette au passage le trop peu de lieux de culte dans les Hauts-de-Seine.
 
À plusieurs reprises, les seuils de sécurité ont été dépassés le vendredi à Nanterre, au point de s'attirer, l'an dernier, un rappel à l'ordre de la préfecture.
leparisien
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