8:38 - April 12, 2020
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Téhéran(IQNA)-Il est déjà loin le temps où Omar Sattar, 33 ans, avait des étoiles dans les yeux à l’évocation des pompiers et de leurs camions rouges rutilants. Ce doux rêve qui, une fois les yeux fermés et dans les bras de morphée, enchantait ses nuits d’enfant, est devenu réalité quelques années plus tard.

Diplômé de la très sélective Fire Academy, ce jeune américain de confession musulmane a rejoint fièrement, en 2017, les rangs des sapeurs-pompiers professionnels de la ville de New York, un corps d’élite dont il est une recrue de choix.
 
« C’est ce que j’ai toujours voulu faire. C’est ce que j’ai toujours voulu être. J’ai toujours admiré les pompiers », a confié avec amertume ce vaillant soldat du feu au New York Post, une semaine après avoir contracté le Coronavirus dans l’exercice de ses fonctions, et de la pire manière qui soit.
 
C’était le 23 mars dernier, Omar Sattar était totalement absorbé par l’inspection d’une bouche d’incendie, quand trois adolescents juifs hassidiques se sont approchés de lui sans crier gare. A sa grande stupeur, ils se sont mis à se moquer de lui avec insolence, lui demandant d’un air narquois s’il craignait le virus. Après leur avoir vainement ordonné de reculer, conformément à la mesure de distanciation sociale en vigueur, les trois jeunes garçons lui ont délibérément postillonné dessus, l’un d’eux ayant même éternué dans sa direction sans la moindre retenue.
 
Puis, ils ont pris leurs jambes à leur cou, laissant derrière eux un pompier atterré, dont les craintes d’avoir été infecté se sont avérées fondées quatre jours plus tard, le lundi 27 mars.
 
« Trois adolescents juifs hassidiques sont arrivés à sa hauteur et l’ont pris par surprise. Ils l’ont nargué avec effronterie, et lui ont demandé s’il avait peur du coronavirus. Après les avoir rappelés à l’ordre à plusieurs reprises et obligés en vain à respecter la distanciation sociale obligatoire, ils lui ont délibérément postillonné au visage, et l’un deux a carrément éternué sur lui, avant de s’enfuir en courant », stipule la lettre écrite par son supérieur hiérarchique, auquel Omar Sattar s’est empressé de relater les faits.
 
« Bien que nous ne soyons pas en mesure d’affirmer que le résultat positif d’Omar Settar au test COVID-19 est un résultat direct de l’incident, ce que nous pouvons en revanche dire, c’est que les citoyens de [Borough] Park continuent de manquer de considération pour l’État de politique d’urgence. À une époque où l’espace personnel et la distanciation sociale doivent être impérativement respectés, il faudra un effort cumulatif de tous pour vaincre ce virus, y compris des résidents de [Borough] Park », déplore ce rapport circonstancié qui est arrivé sur le bureau de la direction du Fire Department de New York (FDNY).
 
Dov Hikind
Si les hauts gradés de la FDNY se murent actuellement dans le silence, il n’en va pas de même pour Dov Hikind, l’ancien député juif orthodoxe de Brooklyn… A l’heure où le virus fait des ravages à New York, le célèbre activiste pro-sioniste a rebondi sur cette agression odieuse en brisant l’omerta ambiante.
 
Cet « incident est scandaleux et est le fait de malades ! », s’est-il indigné, avant de dénoncer « une minorité au sein de la communauté hassidique », qui « n’a cure des directives de distanciation sociale ». Il s’est référé aux images accablantes tournées mercredi 1er avril, lors des funérailles d’un rabbin, en plein cœur de Brooklyn. « Qu’est-ce qui ne va pas avec ces gens ? », interroge Dov Hikind, en laissant éclater sa colère.
 
Quant au malheureux Omar Sattar, ce n’est plus à l’assaut des flammes qu’il part désormais, mais du virus qui le contamine, et dont il compte bien circonscrire l’extrême dangerosité.
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