8:35 - August 17, 2020
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Téhéran(IQNA)-Après la déroute et la percée des écologistes aux dernières élections municipales du parti La République en Marche (LREM) du président Emmanuel Macron, on pouvait s’attendre à un virage plus à gauche du gouvernement. Mais le président Emmanuel Macron a choisi de virer à droite quitte à une connivence avec l’extrême droite.
En effet, le parti présidentiel n’a recueilli que 9% aux élections municipales où les électeurs avaient envoyé un grand signal pour montrer qu’ils s’attendaient à une politique plus à gauche et plus verte. Mais ce dernier a mal interprété les signaux et a viré à droite notamment en nommant Jean Castex, ancien secrétaire de Nicolas Sarkozy, comme Premier ministre.
 
Il faut dire que depuis quelques années, les présidents successifs n’ont pas hésité à suivre les pas de l’extrême droite afin de gagner quelques voix supplémentaires qui garantiront la réélection. Ainsi, nous avons eu droit aux débats sur « l’identité française » avec Nicolas Sarkozy, puis « le communautarisme » avec François Hollande. Pourtant, cela n’a pas suffi à obtenir le fameux Saint Graal pour pouvoir prétendre à une reconduite.
 
Ce fil documente, sur un travail de plusieurs mois, les liens qui unissent #LREM et le #FrontNational.
 
Le tableau dressé est effrayant : le macronisme pave la voie en ligne directe vers le fascisme. Le sourire aux lèvres. #LREMFN
 
1/ pic.twitter.com/KWjnk8tqJh
 
— Weatherboy ➡ Plaintecovid.fr (@Weatherboy_fr) January 14, 2020
Ces débâcles n’ont pas plus convaincu Emmanuel Macron de ne pas suivre les pas de ses prédécesseurs. En revanche, à la différence des anciens présidents, Macron multiplie les attaques contre les musulmans en diversifiant son vocabulaire. Ainsi, tantôt nous avons droit à des accusations de «communautarisme», parfois c’est «l’Islam politique», sans oublier le «radicalisme islamiste». Depuis peu, nous avons droit au «séparatisme islamiste».
 
Les musulmans dans le viseur
Il faut reconnaître que la crise du coronavirus avait fait oublier toutes les protestations sociales, les voix dissidentes au sein de la société française, les manifestations de plus en plus nombreuses notamment celles des gilets jaunes.
 
Mais avec le déconfinement progressif à partir du 11 mai, la REM a perdu sa majorité absolue au sein de l’Assemblée Nationale. Mais cette mise en garde des députés n’a pas suffi à faire prendre conscience à Emmanuel Macron la dégradation de la situation des Français.
 
Pour faire oublier ses échecs à l’intérieur, le président français se repose à nouveau sur les musulmans de France pour les désigner comme boucs émissaires.
 
15:45 Castex consacre le séparatisme des régions.
16:47 Castex lance la diversion, le problème c'est le séparatisme islamiste.
 
Les énarques haïssent la  et veulent la démembrer. Les territoires dit perdus ont toujours voté pour la nation : contre Maastricht et contre le TCE. pic.twitter.com/YiHzffeoit
 
— Benjamin (@JoeChiiip) July 15, 2020
Ainsi, dès la prise en charge de ses fonctions le Premier ministre, Jean Castex et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ont pris pour cibles les musulmans. En effet, dans son discours de politique générale, Jean Castex a annoncé la préparation d’un projet de loi contre le «séparatisme» ou «le repli communautaire», lesquels seraient à «l’origine des phénomènes de radicalisation violente et notamment de l’islamisme».  
 
De son côté, Gérald Darmanin, nommé le 7 juillet a rendu visite le 8 juillet à une synagogue à Paris pour fustiger ce qu’il a appelé «l’Islam politique».
 
Je suis choqué et commence a comprendre pourquoi il y a autant d'agressions au vue des commentaires qui vont a l'encontre de toutes nos valeurs de laïcité et du vivre ensemble. Toutes les formes de racismes doivent être traités de manière équivalente. Il est urgent d'agir pic.twitter.com/KcJbRd9DuN
 
— IsaCed (@isa_ced) August 5, 2020
 
Vocabulaire de l’extrême droite chez Macron
Ainsi à chaque occasion, le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin juge que «l’islam politique» est un «ennemi mortel pour la République», appelant à lutter «contre toute forme de communautarisme».
 
Pour rappel, à l’heure actuelle, il n’existe aucun député, aucun ministre, aucun maire se référant à l’islam politique. D’ailleurs la définition est tellement vague que cela pourrait servir le pouvoir à écarter toute opposition crédible.
 
Gérald Darmanin face au Sénat: "Oui, l'Islam politique est un ennemi mortel pour la République" pic.twitter.com/JXvQUOFsS7
 
— BFMTV (@BFMTV) July 8, 2020
Malgré cela, le gouvernement prépare une loi contre les «séparatismes», qui suscite des inquiétudes pour les risques d’amalgame et de stigmatisation de la communauté musulmane.
 
Même si le gouvernement prétend lutter contre «toutes formes de séparatismes», les exemples cités ne visent que les musulmans.
 
« Islam politique »
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