7:09 - December 09, 2020
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Téhéran(IQNA)-Cheikh Djillali Benabdelhakem Atba Benatba est né en 1880 au douar des Atba, à 3 km à l’est du chef-lieu de la commune d’El-Attaf, dans la wilaya de Aïn Defla.
Issu d’une famille composée de chouyoukh et de maîtres qui avaient joué, ensemble, un rôle prépondérant dans l’éducation et l’enseignement de la population indigène durant l’époque coloniale, cheikh Djillali avait déjà, dès son jeune âge, de grandes capacités intellectuelles.
 
Elles allaient faire de lui le précurseur de l’enseignement au profit des pauvres des années durant, jusqu’à l’indépendance et même après, dans des mosquées, des zaouïas et des salles de prière.
 
Toujours aussi jeune, il n’avait eu aucune difficulté à apprendre le saint Coran par cœur de son maître Bencherki Sidi El Hadj, alors cheikh de la zaouïa d’El-Attaf, qui a vécu centenaire. Des mains de ce professeur, cheikh Djillali avait appris aussi plusieurs matières, comme la langue arabe, la critique littéraire, la jurisprudence, l’histoire, la géographie et des notions de droit et de science.
 
Il a également fréquenté d’autres zaouïas de renommée internationale, comme par exemple celle du cheikh marocain Mohamed Ben Ahmed Essoussi en 1899 dans l’Ouest algérien. Il était considéré comme l’un des brillants élèves de l’établissement, alors venus même de l’étranger pour y étudier.
 
Cheikh Djillali n’avait alors que 19 ans. “Après avoir acquis et rassemblé profondément des connaissances littéraires, scientifiques et religieuses, cheikh Djillali Benadelhakem attira aussi rapidement que possible l’attention de l’ensemble de ses professeurs”, raconte le docteur Hocine Djillali Benfreïdj dans son ouvrage paru dernièrement chez Dar Ennaâmane.
 
Et de reprendre : “Ces derniers l’avaient autorisé à créer sa propre école coranique en 1906 à El-Attaf, avant de venir s’installer à Chlef après que son établissement fut ravagé par un séisme qui avait frappé la région d’El-Abadia en 1934.
 
Mais avant la terrible catastrophe, l’école avait accueilli des étudiants des quatre coins du pays où l’enseignement de qualité avait attiré attention d’un grand nombre, y compris des colons français qui accordaient une attention tout à fait particulière à cette action.” 
 
Pour le même docteur, l’érudit Djillali Benabdelhakem a, aussitôt arrivé à Chlef ainsi que sa famille, ouvert l’école El-Falah le 14 octobre 1935 et qui été un don (un bien habous) d’El-Abbassi Feknous au profit de l’association des oulémas.
 
“Dans cette même école, Djillali Benabdelhakem avait poursuivi sa noble mission dans le domaine éducatif une fois avoir transféré l’établissement (El-Khaldounia) au centre-ville d’El-Asnam.
 
De nombreux étudiants devenus par la suite des cadres de l’État après l’indépendance, y ont été formés, à l’exemple de Kaddour Belaroussi, de Abdellah Rachedi, de Mohamed Rouaba et d’autres.
 
Ils avaient procédé eux-mêmes de leur côté à la création d’autres zaouïas à travers presque le territoire national, ce qui a largement participé à l’éradication de l’analphabétisme”, relate encore le docteur Benfreïdj dans son livre.
 
Selon lui, enfin, un riche patrimoine historique (ouvrages, écrits manuscrits et autres études, réalisés par le défunt, décédé en 1965) existe et nécessite une attention particulière de la part des chercheurs et universitaires pour lever le voile sur une richesse qui relève de notre identité nationale. 
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