11:41 - March 02, 2021
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Téhéran(IQNA)-Les relations américano-saoudiennes qui ont toujours été d'une importance stratégique pour Washington et Riyad, sont une des questions à l'ordre du jour depuis l'entrée en fonction de Joe Biden.

En tant qu'un des deux alliés les plus importants des États-Unis dans la région, l'Arabie saoudite, avec le régime sioniste, a toujours essayé d'améliorer ses relations avec les États-Unis, en échange d'un soutien politique et militaire. Bien que les relations américano-saoudiennes aient été étendues, en particulier dans le domaine du commerce, elles ont parfois été confrontées à divers défis en particulier dans leur approche des questions qui concernent l'Asie occidentale.

L'histoire des relations saoudo-américaines a commencé en 1931. Les États-Unis et l'Arabie saoudite ont établi des relations diplomatiques complètes, avec l’envoi du premier ambassadeur américain à Djeddah en 1940. L'influence de l'Arabie saoudite était due à ses réserves de pétrole et sa position stratégique, qui jouaient un rôle crucial dans leurs relations bilatérales. En plus de leurs liens politiques, les États-Unis et l'Arabie saoudite ont renforcé leurs liens culturels et éducatifs, et 37 000 étudiants saoudiens sont inscrits dans des collèges et universités américaines.

Les États-Unis et l'Arabie saoudite entretiennent également des liens économiques. Les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial des Saoudiens et l'Arabie saoudite est un des principaux partenaires commerciaux des États-Unis dans la région de l'Asie occidentale. L'Arabie saoudite est la troisième source d'importations de pétrole pour les États-Unis, avec environ un demi-million de barils de pétrole par jour. Riyad a lancé un programme nommé « Perspectives pour 2030 », en avril 2016, pour diversifier l'économie, notamment en augmentant les échanges et les investissements avec les États-Unis et d'autres pays.

Cependant, les relations entre les deux pays sont en ébullition surtout depuis le début du nouveau siècle. Dans les années 1930, alors que les relations américano-saoudiennes se développaient, les premières tensions entre les deux pays sont apparues au sujet de la Palestine. Le conflit entre juifs et arabes, a commencé en avril 1936, dans les territoires palestiniens alors sous tutelle britannique. Les États-Unis ont soutenu la création d'un État indépendant pour Israël, tandis que l'Arabie saoudite, en tant que pays influent dans le monde islamique et dans les pays arabes, a soutenu la position des Palestiniens.

Le président de l'époque, Franklin Roosevelt, a rétabli des relations avec Al Saoud, déclarant que Washington ne jouerait aucun rôle dans l'établissement d'un éventuel État juif. De plus, en mars 1938, avec la découverte de pétrole par la compagnie pétrolière CASCO, l'industrie pétrolière saoudienne a de nouveau prospéré et les États-Unis se sont davantage intéressés à Riyad, et le 4 février 1940, à l'approche de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont accru leur présence diplomatique en Arabie saoudite.

En novembre 1964, Faysal est arrivé au pouvoir et a poursuivi sa coopération avec les États-Unis jusqu'au 20 octobre 1973, quand il a décidé de se recentrer sur les sanctions pétrolières contre les États-Unis et l'Europe, au profit des positions arabes, geste qui a déclenché une crise énergétique aux États-Unis. « Le soutien total des Etats-Unis à Israël rend très difficile la poursuite de nos ventes de pétrole aux Etats-Unis, ou même de rester amis avec eux », avait déclaré Faysal.

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Malgré les tensions autour de l'embargo pétrolier, les États-Unis étaient prêts à reprendre leurs relations avec les Saoudiens. D'autre part, l'énorme richesse pétrolière accumulée à la suite de la hausse des prix du pétrole, a permis aux Saoudiens d'acheter de grandes quantités de technologies militaires américaines. L'embargo a été levé en mars 1974, après la pression américaine sur le régime israélien pour qu'il négocie avec la Syrie sur les hauteurs du Golan. Trois mois plus tard, Washington et Riyad ont signé un accord global pour développer leur coopération économique et militaire, et en 1975, les deux pays ont signé des contrats militaires d'une valeur de 2 milliards de dollars.

En janvier 1979, les États-Unis ont envoyé des avions de combat F-15 en Arabie saoudite pour « protéger le pays contre le communisme ». Les États-Unis et l'Arabie saoudite ont soutenu les groupes anticommunistes en Afghanistan et dans d'autres pays en guerre, dont l'un de ces groupes est devenu plus tard l’organisation terroriste d'Al-Qaïda.

Les relations entre les deux pays, se sont encore refroidies sous la présidence de George W. Bush et plus tard de Barack Obama, et la nationalité saoudienne des responsables de l’attentat du 11 septembre a rendu les États-Unis plus prudents à l'égard de l'Arabie saoudite.

Après Obama, la pression américaine sur les Saoudiens sur la question des droits de l'homme et le soutien saoudien aux groupes terroristes dans la région de l'Asie occidentale, a fortement refroidies les relations entre les deux pays. Cependant, les liens économiques sont restés solides et l'achat d'armes militaires aux États-Unis, est resté un des éléments les plus importants des relations économiques entre les deux pays.

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Les relations entre Washington et Riyad ont ensuite culminé pendant les quatre années de présidence de Trump et le soutien politique américain à l'Arabie saoudite dans les forums internationaux, les accords sur les ventes d’armes et l'inclusion du groupe Ansarollah du Yémen sur la liste américaine des groupes terroristes.

L'assassinat de Jamal Kashoggi au consulat saoudien en Turquie, n'a pas pu avoir un impact significatif sur les relations entre les deux pays mais le gouvernement Biden a adopté une approche différente à l'égard de l'Arabie saoudite. Bien que Biden insiste sur la poursuite des relations avec l'Arabie saoudite, les relations chaleureuses de l'époque de Trump semblent avoir cédé la place à des relations plus équilibrées. Le retrait des Houthis de la liste des groupes terroristes, la tentative de négocier avec l'Iran pour parvenir à un nouvel accord ou le retour à l’accord de Vienne, ainsi que le rétablissement des relations saoudo-qatariennes indiquent que Biden cherche un nouvel équilibre dans les relations avec l'Arabie saoudite.

Biden a déclaré dans une interview, qu'il s'était entretenu par téléphone avec le roi d’Arabie saoudite le 28 février 2021, et avait précisé que «la loi était en train de changer. « Nous voulons les tenir (les Saoudiens) comme responsables des violations des droits de l'homme ... et nous essayons de le faire partout dans le monde, en particulier en Arabie saoudite », avait-il déclaré.

Cependant, il semble peu probable que les froides relations de l'époque d’Obama reviennent entre Washington et Riyad, d'autant plus que les liens économiques et politiques entre les deux pays, font que les États-Unis ne veulent en aucun cas, perdre leur amitié avec l'Arabie saoudite et leur principal allié dans le monde arabe.

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Tout comme l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Kashoggi au consulat saoudien en Turquie, sous la présidence de Trump n'a pas eu d'impact significatif sur les relations américano-saoudiennes, la publication du rapport de l’agence de renseignement américaine qui accuse Mohammed ben Salman, n’est pas le signe d’un changement fondamental dans les relations entre Washington et Riyad. Biden cherche seulement à changer d’approche et à faire pression.

La publication du récent rapport des services de renseignement américains sur le meurtre du chroniqueur du Washington Post, Jamal Kashoggi, en 2018, avec l'approbation de Mohammed ben Salman, a déclenché une vague d'appels pour que le futur roi saoudien soit puni.

Ce rapport, rendu public le 29 mars 2021, montre que Ben-Salman, qui était auparavant soupçonné d'être responsable de l'assassinat, avait confirmé le meurtre de Kashoggi au consulat saoudien à Istanbul. Le jour de la publication du rapport, le département d'État américain a interdit les visas à 76 responsables saoudiens, mais jusqu'à présent, aucune sanction directe n'a été annoncée contre Ben Salman.

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