10:23 - March 06, 2021
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Téhéran(IQNA)-Un membre de l'Assemblée des oulémas libanais a qualifié le Cheikh Ahmad al-Zain d’érudit et de grand moudjahid du Liban et du monde islamique.

Dans un entretien avec l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA), le cheikh Ghazi Hanineh, membre de l'Assemblée des oulémas libanais, a présenté ses condoléances à l'Imam Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, après la mort du Cheikh Ahmad al-Zain, éminent érudit sunnite libanais qu’il a qualifié « d’érudit et de grand moudjahid du Liban et du monde islamique, qui a joué un rôle efficace dans le renforcement de l'unité islamique et du front de résistance contre le régime sioniste ».


Le Cheikh Ahmad al-Zain, ancien juge de la ville de Sidon et président du conseil d'administration de l'Association libanaise des oulémas, est décédé le 2 mars 2021.


« Le Cheikh Al-Zain, en plus d’une haute conscience politique encourageait l’union des musulmans des différentes écoles islamiques. L’Allameh Al-Zain dans les pays arabes et islamiques, et en Occident, cherchait à se connecter avec les musulmans, à répandre l'esprit de fraternité islamique et à mettre de côté les divisions et les distances qui séparent les musulmans. Le Cheikh Al-Zain fut un des premiers oulémas à comprendre le danger de l'ennemi sioniste pour le Liban et la région. Le Cheikh Al-Zain travaillait avec l'imam Musa Sadr au Liban, et a participé à la création du groupe Nusra Al-Janub qui visait à aider la population du sud du Liban, en particulier les musulmans touchés par l'agression sioniste, et était chargé de suivre la situation dans le sud du Liban. Dans les années 60, il était actif dans la confrontation avec les occupants, et pour lui, la défense de la cause palestinienne, en particulier la question de Qods et de la mosquée Al-Aqsa, était une question fondamentale », a-t-il dit.


Faisant référence au soutien du Cheikh Al-Zain à la résistance palestinienne active en territoire libanais, dans les années 1970 et au début des années 1980, le cheikh Ghazi Hanineh a déclaré : « Ce grand moudjahidin ne faisait pas de différence entre ce groupe et les groupes de soutien à la Palestine. Il soutenait tous les groupes palestiniens, aux cultures et approches politiques différentes, car à son avis, il était important de soutenir les Palestiniens qui avaient pris les armes pour reprendre Jérusalem. Le Cheikh Al-Zain avait terminé ses études à l'Université Al-Azhar en Égypte, au début des années cinquante, et travaillait avec tous les groupes islamiques, y compris les Frères musulmans, Tahrir et Jama'at al-Dawa, et dans les années cinquante et soixante, il était en contact permanent avec les partis islamiques chiites du Liban. Le cheikh Al-Zain était associé à des groupes islamiques et chrétiens au Liban, à des groupes sunnites, chiites, druzes, alaouites, catholiques ou orthodoxes, et à son avis, la coopération avec les groupes islamiques modérés qui s'opposent à l'extrémisme, au terrorisme, au takfir et au wahhabisme, était nécessaire pour maintenir l'unité de la société libanaise et mettre un terme à la sédition ».
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