9:16 - April 14, 2021
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Téhéran(IQNA)-Des militants en ligne ont critiqué les propositions visant à interdire aux enfants de porter le hijab dans les espaces publics français.
Le mois dernier, le Sénat français – la chambre haute du Parlement – a voté en faveur de l’interdiction aux enfants de porter le couvre-chef islamique.
 
En vertu des modifications légales, les mères seraient également empêchées de porter un hijab lorsqu’elles accompagnaient des enfants dans les piscines ou lors de voyages scolaires.
 
Les propositions devront être approuvées par l’Assemblée nationale française avant d’être promulguées.
 
En 2010, la France a été le premier pays occidental à interdire le voile intégral en public, et le port du foulard et des couvertures a fait l’objet d’un débat de plusieurs décennies dans le pays.
 
Les dernières propositions interviennent alors que la France tente d’introduire une loi dite «anti-séparatisme», qui vise à renforcer les valeurs laïques du pays.
 
Le président Emmanuel Macron a précédemment exprimé sa conviction que le hijab n’était pas conforme aux idéaux français et qu’une interdiction de se couvrir le visage donnerait du pouvoir aux femmes.
 
La nouvelle loi interdira « tout signe religieux visible … robe ou vêtement » qui signifie un statut inférieur pour les femmes que pour les hommes en public.
 
Mais cette décision a déclenché l’indignation internationale sur les réseaux sociaux sous le hashtag #HandsOffMyHijab. De nombreux utilisateurs ont suggéré que la loi distingue la minorité musulmane de France.
 
Sur Instagram, l’athlète olympique Ibtihaj Muhammad a partagé un message suggérant que l’amendement du Sénat indiquait que « l’islamophobie s’approfondit en France ».
 
Dans un déclaration Le mois dernier, Amnesty International a également averti que le projet de loi était « une grave atteinte aux droits et libertés en France ».
 
L’influenceur somalien Rawdah Mohamed a déclaré à Euronews que le projet de loi était « dévastateur ».
 
« Les femmes musulmanes ont toujours été utilisées comme une puce par les politiciens pour gagner des votes, nous ressentons déjà tellement de pression d’une société plus large. »
 
« Maintenant, notre liberté de religion nous a été enlevée par ce projet de loi », a ajouté Mohamed.
 
« Personne ne prend en considération la façon dont cela affectera nos vies, nous devons constamment en payer le prix. »
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