10:04 - May 11, 2021
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Téhéran(IQNA)-Parallèlement aux spectaculaire frappes aux missiles de Gaza contre le sud d'Israël où selon des informations le bilan des pertes israéliennes serait sans précédent, la Résistance yéménite répond présent à sa manière.

Après une semaine marquée par des attaques consécutives contre la base aérienne de Khamis Mushait où la Résistance se livre à la chasse des F-15 des Typhons à coup de drone, Yahya Sare le porte-parole d'Ansarallah vient de faire état d'une attaque à Qassef K2 contre l'aéroport d'Abha à Assir dans le sud saoudien. L'attaque a été un succès, signe que Riyad et ses soutiens US/OTAN risquent d'avoir à se retirer bientôt du sud saoudien!

A Maarib, Ansarallah en est à chasser les terroristes d'Idlib venus à bord des avions turcs retarder le naufrage de Ben Salmane et ses maîtres américains et britanniques tandis qu'à Najran, il en est à œuvrer à la restitution des territoires yéménites annexés par Riyad il y a quarante ans de cela. Un ralentissement des opérations à Maarib risque-t-il de coûter la stratégique province de Najran à Riyad? Ce n'est forcément pas une bonne nouvelle pour un royaume saoudien dont le ciel s'est ouvert déjà ne serait-ce que timidement à l'armée de l'air israélienne.

Des sources yéménites ont annoncé que les combattants d’Ansarallah se sont emparés de vastes zones proches de la ville de Najran, dans le sud-ouest du royaume. Ainsi, « ils ont consolidé leur contrôle sur les montagnes et les collines d'al-Khawar dans le désert frontalier d'al-Ajacher situé entre Najran et Saada, infligeant de lourds dégâts aux forces de la coalition saoudienne et à leurs mercenaires », rapportent les sources.

« Le bilan des pertes est bien lourd côté saoudienne et mercenaires et les positions d' Ansarallah se consolide dans la région d'al-Khawar », a rapporté la chaîne d'information libanaise Al-Mayadeen.

Najran est-il une bombe à retardement ? La province qui abrite un aéroport est peuplée d'une population à majorité ismaélite que le pouvoir saoudien n'a jamais porté dans son cœur. la discrimination du gouvernement saoudien contre les ismaéliens s'applique à tous les niveaux l'emploi, l'éducation, la pratique religieuse et le système judiciaire.

Les ismaéliens d'Arabie saoudite sont estimés à un million, vivant principalement dans la province. La communauté ismailie est un sous-ensemble de la minorité musulmane chiite du pays, qui représente 10 à 15% de la population saoudienne.

Les manuels scolaires enseignent aux étudiants saoudiens que l'adhésion à la foi ismaélienne constitue le péché du «polythéisme majeur», déclarant en fait que ses adhérents ne sont pas du tout musulmans, mais infidèles. En août 2006, le plus haut juge d'Arabie saoudite, Cheikh Salih al-Luhaidan, a déclaré que les ismaéliens "semblent musulmans de l'extérieur, mais intérieurement ils sont des infidèles". Un organe subsidiaire du conseil des éminents érudits religieux, chargé d'interpréter officiellement la foi, les rituels et la loi islamiques, a qualifié en avril 2007 les ismaéliens d '«infidèles corrompus, athées débauchés».

Depuis ces événements violents, la discrimination contre les ismaéliens dans l'emploi s'est poursuivie. Là où, auparavant, sept des 35 chefs des administrations locales étaient des ismaéliens locaux, il n'en reste plus qu'un. Presque aucun ismaélien ne travaille dans la sécurité supérieur ou l'enseignement religieux.

Cette discrimination persistante à l'encontre de la communauté ismailïe d'Arabie saoudite essentiellement concentrée a Najran rend la tache largement plus facile à Ansarallah qui ont des liens tribaux et confessionnels avec Najran. Les opérations militaires de ces derniers jours et l'avancée militaire fulgurante de la Résistance participent d'ailleurs de cette même logique.

Au fait, géographiquement parlant, Najran est l'une des régions montagneuses du sud de la péninsule arabique. Elle surplombe les régions centrales de la péninsule. Sa conquête signifie une extension des opérations militaires, des attaques aux missiles et aux drones. Cette région est également la porte d'entrée de la province de Hadramaout, la plus grande du Yémen. Ce qui veut dire que sans Najran Riyad verra sa route terrestre coupée vers Hadramout et son afflux d'armes et de munitions totalement tarrie à distination des centaines de Qaidistes qui peuplent cette province et qui servent de vivier à la coalition.

A Najran c'est Raboah qui est le cœur. Bien qu'al-Raboah soit une petite ville et malgré sa proximité avec la frontière yéménite, elle jouit d'une importance stratégique et géographique. Depuis al-Raboah, on peut surplomber l'est et le centre de la ville de Najran, dans sud saoudien. Au nord, les forces yéménites peuvent se rendre maître des zones stratégiques d'al-Harajah, Darb al-Musa, qui font partie des régions reliant les zones frontalières de Najran et d'Assir à la base militaire de Malek Khaled à Khamis al-Mushait et se diriger vers la ville stratégique d'Abha dans le nord-ouest.

Depuis le sud d'al-Raboah, on peut dominer Wadi al-Amoud à l'ouest et à Adair au sud, qui relient les cités de la ville frontalière d'Asir à celles de Jizan. C'est donc le maillon dont la conquête permet un effondrement de l'autorité de Riyad dans les trois provinces du sud. Et quand on sait que le sud saoudien compte une méga base aérienne ( Khamis Mushait) un port pétrolier Jizan et que son ciel est passage obligé de tout avion en provenance d'Israël vers les Emirats, la chute de Najran devient autrement importante.

presstv

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