10:06 - August 01, 2021
Code de l'info: 3477527
Téhéran(IQNA)-À l’heure où des mosquées sont ouvertement menacées de fermeture par le ministère de l’Intérieur qui les accuse régulièrement de porter atteinte aux valeurs de la République, aucun autre culte n’a, à ce stade, fait l'objet de ce type de pression.

Les exemples se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux, où les internautes diffusent régulièrement des prêches émanant d’églises, dans lesquelles les responsables religieux critiquent tant l’homosexualité que l’avortement, sans être inquiétés par le gouvernement français qui cible pourtant des imams qui tiennent ce type de propos dans les mosquées.

À l’heure où des mosquées sont ouvertement menacées de fermeture par le ministère de l’Intérieur qui les accuse régulièrement de porter atteinte aux valeurs de la République, aucun autre culte n’a, à ce stade, fait l'objet de ce type de pression.

« Est-ce que l'article 82 de la nouvelle loi islamophobe, sera appliqué à l'Eglise de Saint-Nicolas du Chardonnet & ses religieux ? », s’interroge à cet effet le site d’information « Des Dômes et des Minarets » spécialisé dans l’actualité des mosquées.

Ce questionnement est en effet appuyé par une vidéo, dans laquelle apparaît l'abbé François-Marie Chautard, qui contestait, durant une allocution tenue en mai dernier, le principe de laïcité ou encore le droit à l’avortement.

L’article 82 de la loi contre le séparatisme, l’un des plus contestés par les associations de défense des libertés, sanctionne les lieux dans lesquels « un discours prononcé ou un écrit affiché (…) dans les lieux où s’exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l’exécution des lois et aux actes légaux de l’autorité publique ».

Une rupture d’égalité qui est par ailleurs dénoncée par la « Coordination Contre la Loi Séparatisme » qui pointe le fait que cette loi n’est appliquée qu’aux « musulmans à travers la loi islamophobe » contre le séparatisme.

S’il avait tenu ce type de propos, « un imam aurait été suspendu et expulsé » relève en outre le site « des Dômes et des Minarets ».

Au moment de l’adoption de la loi, l’association Action Contre l’Islamophobie avait dénoncé « un large arsenal législatif » permettant désormais au gouvernement « de faire pression sur les associations et lieux de culte musulmans ».

Pour rappel, l’imam Mehdi, qui officiait ponctuellement à la mosquée de Gennevilliers (région parisienne), a déposé plainte cette semaine contre le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin qui a ordonné sa mise au ban sur la base de propos sur l’importance de la pudeur en Islam.

anadolu

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