10:18 - August 07, 2021
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Téhéran(IQNA)-Les résultats d'une étude sur les conséquences de l’interdiction pour les citoyens de plusieurs pays à majorité musulmane, de venir aux USA, adoptée par Trump en 2017, ont montré que cette loi a eu un impact négatif sur la santé des musulmans aux États-Unis.

Selon le site d'information openaccessgovernment.org, une nouvelle étude a montré qu'après la signature de la loi sur l'interdiction d’entrée aux Usa, des musulmans, en 2017, l'accès des musulmans aux services d'urgence et aux cabinets de médecins a diminué, mettant en évidence le lien entre la politique d'immigration et l'accès aux soins de santé. Ces visites ont diminué après une augmentation significative des campagnes électorales contre les immigrés.

Dans l'étude de Minneapolis, les chercheurs ont examiné comment la représentation négative d'un groupe pouvait amener cette communauté à éviter les relations avec les responsables et même les professionnels de la santé.

En 2017, les visites chez le médecin, des musulmans originaires des pays dont les citoyens n'étaient pas autorisés à entrer aux États-Unis, ont diminué. La loi concernait des citoyens d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen.

Elizabeth Samuels, auteure de l'étude et professeure adjointe de médecine d'urgence à l’école de médecine Warren Alpert de l'Université Brown, a déclaré que les politiques d'immigration affectaient les personnes vivant aux États-Unis.

Les auteurs de l’étude estiment que ces changements dans l'accès aux soins de santé, reflètent des niveaux élevés de stress dus à la propagande anti musulmane aux États-Unis.

Dans l'étude, les chercheurs ont analysé la base de données HealthPartners et ont regroupé 252 000 patients pris en charge entre janvier 2016 et décembre 2017, des adultes nés dans l'un des pays concernés par cette loi, des adultes nés dans des pays à majorité musulmane non répertoriés dans cette loi, et des adultes non latinos nés aux États-Unis.

L'interdiction de voyager aux Etats-Unis, imposée aux citoyens de sept pays dont cinq pays islamiques, l'Iran, la Somalie, la Syrie, le Yémen et la Libye, et au Venezuela et à la Corée du Nord, a été largement critiquée dans le monde entier, beaucoup la qualifiant de discrimination contre les musulmans et d'islamophobie de la part de Trump et de son administration.

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