11:55 - September 07, 2021
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Téhéran(IQNA)« L’ayatollah Seyed Mohammad Saïd Hakim avait obtenu un petit vieux Coran en prison et il organisait des cours de l’interprétation du Coran à l’aide de ce Coran pour les prisonniers », a déclaré un responsable du centre théologique de Najaf.

Dans une interview avec l’Agence iranienne de presse coranique (IQNA), le cheikh Mohammad Karbasi, directeur du Centre de rédaction, de documentaires et de publication au centre d’enseignement islamique de Najaf, a déclaré :« Lorsque les mercenaires baasistes ont compris ce que faisait l’Ayatollah Seyed Mohammad Saïd Hakim, les interrogatoires ont repris car les enseignements religieux à l'intérieur de la prison, étaient passibles de la peine de mort, mais les réunions secrètes et les discussions privées se sont poursuivies à l'intérieur de la prison.

L'Ayatollah Hakim a également prononcé des discours lors d'occasions religieuses où certains jeunes de la famille Hakim qui étaient aussi en prison, ont récité des poèmes religieux qu’ils avaient mémorisés, cette cérémonie s'est bien sûr déroulée en secret.

L'Ayatollah Seyed Mohammad Saïd Hakim avait passé huit ans dans les prisons du régime sous la dictature de Saddam Hussein, et était devenu la référence religieuse des chiites irakiens, après la mort de Seyed Abolghasem Khoei. L'Ayatollah Hakim avait compris les défis auxquels était confrontée la communauté islamique et a pris la responsabilité de faire face aux courants déviants et au gouvernement dictatorial de l'époque.

Outre l'Ayatollah Seyed Mohammad Saïd Hakim, dix-huit autres membres de sa famille, son père, ses frères et ses enfants, étaient emprisonnés avec lui. En mars 1984, le régime de Saddam a transféré les membres de la famille Hakim de la prison de l'Organisation de la sécurité publique de Bagdad aux quartiers secrets de la prison d'Abou Ghraib, où ils ont été divisés en deux groupes et emprisonné dans deux sections séparées.

Malgré les conditions de vie difficiles de la famille Hakim dans les quartiers secrets de la prison, ils ont profité de l'occasion pour organiser des activités éducatives et culturelles, d'autant plus que le nombre de prisonniers y dépassait les deux milles. La prison était relativement éloignée du contrôle du régime et en raison de la propagation de la tuberculose, les agents de sécurité visitaient moins la prison ou y venaient avec des masques.

Hakim estimait que le pèlerinage d'Arbaïn est un pèlerinage chiite qui montre le pouvoir du chiisme et le pouvoir de la vérité sur le mensonge Par conséquent, il a fourni un soutien matériel et spirituel à la marche d'Arbaïn à laquelle il a lui-même, participé. Il apportait un grand soutien et une accordait une grande importance aux cérémonies du mois de moharrem, et a poursuivi ses cours malgré son mauvais état de santé ».

L'Ayatollah Seyed Mohammad Saïd Hakim, religieux chiite de Najaf Achraf, fils de Seyed Mohammad Ali Tabatabai Hakim et petit-fils de Seyed Mohsen Hakim, est décédé le 3 septembre 2021, à l'âge de 87 ans, dans un hôpital de Najaf.

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