11:54 - November 27, 2021
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Téhéran(IQNA)-Le président de la commission des affaires économiques et financières au Conseil de la nation, Rachid Achour, a estimé jeudi que la loi de finances 2022 était "porteuse d'espoir pour une Algérie nouvelle reposant sur une économie prospère".
La loi de finances 2022 "coupe court aux discours fallacieux visant à semer le désespoir et le doute" concernant des domaines importants pour les citoyens comme l'aide sociale et le pouvoir d'achat, a estimé M. Achour dans une allocution à l'issue de l'adoption du texte de loi au Conseil de la nation.
 
Le gouvernement continuera, dans le cadre de cette loi, à affecter des fonds importants à l'aide sociale, a-t-il ajouté, rappelant à ce propos les déclarations du Premier ministre qui a affirmé que l'Etat "ne renoncera pas à l'aide".
 
D'ailleurs en 2022 les transferts sociaux dépasseront 1.942 milliards de DA (17 milliards de dollars), ce qui montre "l'attachement du président de la République à honorer ses engagements quant à la préservation des acquis nationaux", a-t-il dit.
 
Dans son rapport complémentaire concernant le texte de loi, la commission des affaires économiques et financières au Conseil de la nation a présenté une série de recommandations visant à enrichir la nouvelle approche du gouvernement à l'égard de l'économie nationale, dont l'adoption de nouveaux mécanismes pour assurer la disponibilité des liquidités dans les banques et encourager l'épargne et la promotion du secteur agricole.
 
La commission a également préconisé la mise en place de nouveaux mécanises incitatifs au profit des startup et des moyennes entreprises pour en finir avec l'économie de rente.
 
Elle a en outre plaidé pour la poursuite des efforts de développement de la finance islamique pour contenir le marché parallèle, et d'adapter la réforme fiscale à la réalité et aux exigences actuelles de l'économie nationale.
 
Mettant l'accent sur la nécessité de prendre en considération l'égalité entre toutes les wilayas en termes de dégel des projets d'équipements publics, la commission a appelé à l'accélération de la cadence de la concrétisation des projets structurants à forte valeur économique.
 
Elle a aussi plaidé pour la création d'une taxe sur les transactions foncières (bail, vente et achat de biens immobiliers) en l'ajoutant aux droits d'enregistrement pour garantir le paiement de cette taxe par tout un chacun, en sus de l'institution d'un nouvel impôt dénommé "impôt de récupération des subventions des produits de consommation auprès des grands consommateurs parmi les usines, les hôtels et les entreprises privées".
 
La commission a par ailleurs préconisé d'accélérer la numérisation du système des impôts, des banques et des douanes et de fixer l'âge de 25 à 45 ans au lieu de 19 à 40 ans pour bénéficier de l'allocation-chômage, avec l'introduction d'une prime provisoire pour les stagiaires, en orientant les jeunes à cibler leurs stages pour qu'ils puissent bénéficier d'une opportunité de travail.
 
Elle a également mis en avant l'importance de réformer le système douanier pour pouvoir accompagner les opérateurs économiques nationaux et étrangers, avec la révision des actes de concession et la mise en place des mécanismes pratiques dans les secteurs économique et agricole.
 
La commission a enfin suggéré de poursuivre la rationalisation des importations, le développement des exportations et l'élargissement de l'assiette fiscale ainsi que l'augmentation de l'allocation dont bénéficient les personnes aux besoins spécifiques à 20.000 DA.
aps.dz
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