Le 2 mai 2023, à l’occasion de la Journée des enseignants, Yunus Shahmoradi et l'un de ses professeurs, Ali Mehrabi, ont présenté l'école de récitation « Sabil al-Rashad », les activités de Yunus Shahmoradi et sa présence à la compétition d'Arabie saoudite.
Ali Mehrabi a déclaré : « Il y a environ 10 ans, nous avons commencé des cours d'enseignement du Coran. En fonction du niveau des adolescents et de leurs besoins éducatifs, nous avons séparé les enfants en différents groupes, par exemple, un groupe imite le style du professeur Mohammad Sadegh Menshawi, un autre groupe imite le style du Maître Mustafa Ismail. Yunus Shahmoradi avait environ 12 ans lorsqu'il est entré dans le centre. M. Shahmoradi après avoir reçu ce prix, aura plus de temps libre pour s'occuper de l'art de la récitation avec plus de sérieux et une meilleure planification, et poursuivre avec plus d'énergie et de concentration, la mémorisation et l’étude des différentes récitations. L'un des résultats du succès de M. Shahmoradi a été d'attirer les familles et les enfants, à la récitation. Les gens nous demandent où va M. Shahmoradi et que fait-il. Près de 100 personnes nous ont demandé comment devenir membres de l'école de récitation ».
Yunus Shahmoradi a déclaré : « Mon père est un chanteur religieux, avant de réciter le Coran, je chantais des chants religieux en turc, car je suis de Zanjan. Tous mes amis faisaient partie du groupe de Sabil al-Rashad. Lors de la première réunion du professeur Kazemi, j'ai récité la sourate Al-Zuha d’Al-Laithi, que j'avais écoutée par hasard, je suis passé au micro en toute confiance. M. Kazemi ne m'a pas encouragé, car il avait beaucoup de problèmes techniques, mais il a aimé ma voix. Pour la réunion suivante, il m'a demandé de travailler la sourate Al-Zuha de Manshawi. La sourate était très difficile et la difficulté du travail m'a fait pleurer. Même maintenant, parfois je pleure quand je la lis.

Le professeur Kazemi m’a dit que je pouvais devenir un bon lecteur. Après deux ou trois ans de travail, j'ai rejoint la chorale Sabil al-Rashad. Nous avons exécuté de nombreuses représentations, dont la plus importante était la représentation en présence du Guide Suprême. Au fil du temps, la précision de mon imitation et celle des autres apprenants du Coran s'est améliorée et a atteint le point où nous récitions la sourate Kahf selon le Maître Mohammad Rafat, qui durait environ dix minutes. L'un des facteurs qui m'a permis de réussir en Arabie saoudite, était l’imitation du style de Mohammad Rafat.
En participant aux compétitions saoudiennes, un de mes rêves s'est réalisé, le rêve de la présence d'adolescents aux réunions coraniques. Après cette compétition, de nombreux adolescents sont retournés aux cours Coraniques. Mon objectif était d'être entendu. Dieu m'a aidé à obtenir un rang dans les compétitions saoudiennes et ma voix s'e st répandue dans le monde entier. C'était un autre de mes rêves qui s'est réalisé.
L'aspect positif de ce concours était que n’importe quel candidat pouvait y participer. Les juges ne se souciaient pas de savoir qui était le candidat. Ils voulaient juste entendre sa récitation et voir ses capacités. Je suis resté 40 jours en Arabie Saoudite. Beaucoup de temps a été consacré à la tenue des compétitions, puis ils nous ont gardés pendant 12 jours, pour que les résultats ne soient pas divulgués. Pendant ce temps, nous sommes allés à La Mecque et à Médine. Ils avaient prévu de nombreuses visites culturelles et récréatives.
Une fois la première étape terminée, nous ne pouvions pas sortir facilement et tout le monde venait prendre des photos souvenirs. Bien sûr, j'avais aussi des adversaires. Par exemple, certains ont demandé pourquoi un lecteur chiite est venu en Arabie Saoudite. Quand ils ont compris que j'étais chiite, ils se sont fâchés et ont dit qu’ils auraient aimé qu'un récitant avec une telle voix, ne soit pas chiite. Je veux renforcer ma langue arabe pour pouvoir être le porte-drapeau du chiisme dans les pays arabes.
Avant de participer à ces compétitions, j'ai travaillé dans un taxi internet. J'ai également travaillé comme peintre et ouvrier pour mon père. Maintenant, Dieu m'a donné ce prix pour que je me consacre au Coran. Je remercie mes chers professeurs, le Professeur Kazemi, le Professeur Mehrabi et le Professeur Sa’ïd Parvizi, qui m’ont encouragé à participer aux concours du centre des dons. Ces professeurs m'ont beaucoup aidé ».