
Des érudits coraniques ont mené des recherches pour examiner l'histoire des premiers manuscrits du Coran, notamment le célèbre chercheur français, François Déroche, dans son livre intitulé « Les Corans de l'époque omeyyade : Introduction aux livres les plus anciens.
Dans ses recherches, Déroche examine les méthodes d'écriture de ces versions selon la région et ses calligraphes. Le chercheur français a également présenté les étapes de développement des compétences d’écriture au fil des années, depuis les premiers manuscrits, les types d'encre, de papier, les couvertures et les différents matériaux utilisés dans les manuscrits.
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La première partie de l'ouvrage se concentre sur les premiers manuscrits de l’époque omeyyade, dont la plupart sont conservés à Paris et à Saint-Pétersbourg. Dans le deuxième chapitre, l’auteur examine attentivement trois manuscrits dont l'un est conservé à Istanbul, l'autre à Londres et l'autre à Saint-Pétersbourg, et d'autres manuscrits conservés à Sanaa, au Yémen, et à Kairouan, en Tunisie.
Il est probable que ces manuscrits datent d'avant l’année 695 et de l'époque d'Abd al-Malik ibn Marwan, le cinquième calife omeyyade à Damas, né en 646 et décédé en 705.
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Dans le troisième chapitre, sont examinés deux grands manuscrits que Déroche appelle « Les Manuscrits omeyyades de Damas », l'un à Istanbul et le second appelé « Manuscrit omeyyade de Fustat » conservé à Saint-Pétersbourg et à Paris.
Dans le dernier chapitre, Déroche aborde la question du manuscrit de la bibliothèque impériale, faisant peut-être référence aux Corans ottomans.
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L'auteur évoque deux manuscrits majeurs connus des érudits, le premier est un grand manuscrit conservé à Dublin, en Allemagne, Le second est plus petit mais plus connu, que Déroche appelle le « Manuscrit omeyyade de Sanaa » car il est conservé à Sanaa, la capitale du Yémen.
Déroche déclare à propos de ces deux versions : « La version de Sanaa et le manuscrit de Dublin ont été rédigés dans les premières décennies du 8ème siècle, pendant la période omeyyade. À cette époque, on s'intéressait davantage à la beauté extérieure du Coran. Le Mushaf est de grande taille et les textes ont été magnifiquement rédigés ».