
Selon Al Manar, le cheikh Naïm Qassem, s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de commémoration du commandant jihadiste du Hezbollah, Hajj Mohammad Hassan Yaghi, connu sous le nom d’Abou Salim.
Naïm Qassem a rappelé qu’Abou Salim avait emprunté, dès sa jeunesse, la voie de l’islam authentique. Le Conseil du Hezbollah l’avait désigné représentant du parti pour la région de Baalbek-Hermel entre 1992 et 1996, puis de nouveau entre 2000 et 2005. Il a précisé que ses modèles spirituels et intellectuels étaient l’ayatollah al-‘Uzma Sayyed Mohammad Baqer al-Sadr, l’imam Sayyed Moussa Sadr, l’imam Khomeiny et l’imam Khamenei, soulignant que de grands oulémas l’entouraient.
Le secrétaire général du Hezbollah a décrit Abou Salim Yaghi comme un commandant de terrain à la ligne profondément résistante, qui avait consacré toute sa vie au service du peuple, en particulier des plus démunis, et au soutien des combattants. Il a ajouté qu’Abou Salim aspirait à faire partie des soldats de l’imam Mahdi (que Dieu hâte son avènement) et qu’il avait dédié toute son existence à l’élévation de la parole de vérité. Il l’a également présenté comme l’un des pionniers du Hezbollah dans la région de Baalbek-Hermel et comme une personnalité digne de la confiance du martyr Sayyed Hassan Nasrallah.
Naïm Qassem a ensuite félicité les chrétiens du Liban et du monde à l’occasion de la naissance de Jésus-Christ (paix sur lui), affirmant que la Békaa constituait une ligne de front avancée pour la défense du Sud et de l’ensemble du Liban. Il a souligné que le Liban se trouve aujourd’hui au cœur de la tempête et de l’instabilité, en raison, selon lui, de l’injustice américaine et de l’hostilité israélienne. Il a rappelé que les attaques contre le Liban n’ont pas cessé malgré le cessez-le-feu de 2024, accusant les Etats-Unis d’œuvrer depuis 2019 à la destruction de l’économie libanaise et d’exercer désormais une domination sur les affaires du pays.
Le chef du Hezbollah a qualifié l’action de son mouvement de « brillante », insistant sur le fait que le service au peuple constitue un principe fondamental du Hezbollah. Il a déclaré que le Liban se trouve à un tournant décisif : soit il cède aux exigences américaines et israéliennes, ce qui signifierait une tutelle totale, soit il connaît un sursaut national pour récupérer sa souveraineté, ses terres et reconstruire l’Etat.
Naïm Qassem a insisté sur le fait que le désarmement de la résistance est un projet israélo-américain, même s’il est présenté sous l’appellation d’« exclusivité des armes ». Il a estimé que réclamer cette exclusivité alors que les agressions israéliennes se poursuivent revient à agir non pour le Liban, mais pour Israël. Selon lui, le désarmement vise à affaiblir la puissance militaire libanaise, à semer la discorde entre la résistance et le peuple, et à prolonger l’occupation de points du Sud-Liban.
Il a rappelé l’expérience de 42 années de résistance ayant mis en échec les projets israéliens, soulignant que l’Etat libanais a fait des concessions sans contrepartie, tandis qu’Israël n’a respecté aucun engagement. Il a affirmé que la résistance et le Liban ont respecté le cessez-le-feu, contrairement à Israël, et a averti que le Liban ne doit pas devenir le « gendarme d’Israël ». Il a enfin exigé l’arrêt total des attaques, le retrait complet des forces d’occupation, la libération des prisonniers et le lancement de la reconstruction du Sud, tout en soulignant la solidité des relations entre le Hezbollah et le mouvement Amal, unis face à l’occupation.