
Selon Arabi21, Suvendu Adhikari, figure de la droite extrême indienne et député de l’Etat du Bengale occidental, a affirmé, dans le contexte des tensions actuelles avec le Bangladesh, que New Delhi devait « donner une leçon » à ce pays, « comme Israël l’a fait à Gaza », selon le quotidien Indian Express.
Il a également déclaré que l’Inde, qui compte près d’un milliard d’hindous, est dirigée par un gouvernement œuvrant avant tout pour les intérêts de cette communauté.
Ces propos ont été dénoncés comme une incitation explicite à la haine. Le Parti du Congrès a accusé le parti au pouvoir de placer l’intolérance au cœur de son action politique. Sagarika Ghose, dirigeante du Congrès Trinamool, a estimé que le gouvernement de Narendra Modi véhicule l’idée d’un Etat réservé aux seuls hindous, dénonçant une politique de division vouée à l’échec au Bengale. De son côté, Kapil Sibal, autre responsable du Congrès national indien, a souligné qu’aucune procédure judiciaire n’avait été engagée malgré la gravité des déclarations.
Ces développements interviennent dans un climat de tensions croissantes entre New Delhi et Dacca, alimentées par des accusations d’ingérence indienne avant les élections prévues l’an prochain au Bangladesh, ainsi que par des manifestations réclamant l’extradition de l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina Wajed.
La situation s’est encore tendue après la mort de l’activiste bangladais Sharif Osman bin Hadi et celle d’un travailleur hindou, Dipu Chandra Das, événements ayant déclenché des protestations et des échanges diplomatiques entre les deux pays.