
S’exprimant lors de la conférence « L’unité de la Oumma islamique et la Palestine », il a souligné la nécessité pour le monde musulman de dépasser les slogans et les réactions émotionnelles afin d’adopter des stratégies cohérentes et une action coordonnée.
Il a décrit le monde actuel comme fragmenté, injuste et moralement instable, où le droit international et les droits humains sont appliqués de manière sélective. Selon lui, la Palestine représente l’exemple le plus évident de cet effondrement éthique et juridique, tandis que les institutions internationales peinent à remplir leurs responsabilités.
Sayed Hamid Albar a précisé que l’unité de la Oumma ne signifie pas l’effacement des différences, mais une convergence des consciences, des orientations et des responsabilités collectives. Les réactions ponctuelles, dépourvues de vision stratégique, risquent d’épuiser la communauté plutôt que de la renforcer.
L’ancien ministre malaisien des Affaires étrangères a également insisté sur la dimension civilisationnelle de l’islam, fondée sur la justice, le savoir et la gouvernance éthique. Il a appelé à une participation active et morale des pays musulmans dans le système international afin de contribuer à sa réforme. Selon lui, la Palestine demeure le critère central de cette maturité morale et civilisationnelle.