Cheikh Naïm Qassem :

Le Hezbollah ne reste pas silencieux face aux menaces contre l'imam Khamenei

16:27 - January 27, 2026
Code de l'info: 3494582
IQNA-Le secrétaire général du Hezbollah libanais a affirmé que son mouvement ne resterait pas silencieux face aux menaces proférées contre l’ayatollah Ali Khamenei par les États-Unis.

S’exprimant lors d’une cérémonie de solidarité des Libanais avec l’Iran, Cheikh Naïm Qassem a déclaré que toute menace visant le Guide suprême iranien équivaut, selon lui, à une menace contre des dizaines de millions de ses partisans. Il a souligné que le Hezbollah considère ces propos comme une attaque directe contre lui-même et qu’il se tient prêt à y répondre « par toutes les mesures et tous les moyens appropriés ».

D’après un reportage relayé par Al-Manar, Cheikh Naïm Qassem a ouvert son discours en adressant ses félicitations aux musulmans à l’occasion du mois de Chaabane, qu’il a qualifié de mois du Prophète et de période marquée par les naissances d’imams. Il a rappelé la place religieuse de l’ayatollah Khamenei en tant que « wali al-faqih », expliquant que, durant l’occultation de l’imam Mahdi, il assume la responsabilité de la direction religieuse et politique en tant que représentant de l’imam infaillible. Il a insisté sur le fait que le Hezbollah adhère à cette autorité sur le plan idéologique et doctrinal.

Le dirigeant du Hezbollah a ensuite évoqué nommément l’ancien président américain Donald Trump, affirmant que lorsque celui-ci menace l’ayatollah Khamenei, il vise en réalité des millions de croyants et de sympathisants. Il a ajouté que son mouvement considère cette situation comme une menace existentielle et qu’il estime de son devoir d’y faire face de manière globale et avec un haut degré de préparation. Selon lui, tout préjudice porté à Khamenei aurait, en raison du grand nombre de ses partisans, des répercussions graves sur la stabilité régionale et internationale.

Cheikh Naïm Qassem a également accusé les États-Unis d’avoir mené, dans le passé, une guerre de huit ans contre l’Iran, en utilisant divers types d’armes et en dépensant, selon ses propos, des sommes considérables pour tenter de renverser le régime iranien, sans succès. Il a affirmé que, depuis la révolution islamique de 1979, Washington cherche à affaiblir la République islamique parce qu’il ne tolère pas l’existence d’un État qu’il a décrit comme libre, indépendant et servant de référence aux musulmans et aux peuples opprimés.

Poursuivant son discours, il a déclaré que la réussite de la République islamique constituait, selon lui, un coup dur pour les États-Unis et Israël. Il a évoqué une « guerre de douze jours » au cours de laquelle l’Iran aurait résisté sous la direction de l’ayatollah Khamenei et déjoué des plans américains et israéliens. Il a aussi accusé les adversaires de l’Iran d’avoir cherché à provoquer un effondrement interne par des pressions économiques et des actes de sabotage visant les forces de sécurité et les civils, avec des incendies de mosquées, de véhicules et de bâtiments.

Enfin, Cheikh Naïm Qassem a dénoncé ce qu’il a appelé une « paix imposée par la force », qu’il a assimilée à la tyrannie et au colonialisme. Il a accusé Israël de commettre un génocide à Gaza avec, selon lui, la complicité de l’Occident. Il a conclu en adressant un message de soutien à la République islamique et au peuple iranien, affirmant que la dignité et l’honneur relèvent de leur responsabilité et qu’ils n’y renonceront pas.

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