
Des tags faits à la peinture rouge et noire. Des dessins de sexes d'homme, des insultes comme "Pute" ou l'inscription "Haram". Ce dimanche matin, les façades de la mosquée Koba située rue Imbert-Colomès à Lyon ont été retrouvées couvertes de tags dégradants. Une nouvelle fois, après des faits déjà signalés ces dernières années.
"Cela fait quatre fois, en moins de deux ans, que ce lieu de culte de la Croix-Rousse est pris pour cible par des militants d’extrême droite. Ces attaques ne relèvent pas du hasard. Ils traduisent un climat d’islamophobie préoccupant, qui doit être clairement dénoncé et fermement combattu", s'émeut le député LFI du Rhône, Abdelkader Lahmar.
Pour le parlementaire insoumis de la 7e circonscription, "les musulmans qui fréquentent cette mosquée ne sont responsables d'aucun trouble. Rien ne peut justifier qu'ils soient ainsi pris pour cible à répétition".
La maire du 1er arrondissement de Lyon, l'écologiste Yasmine Bouagga, a également dénoncé ces actes "d'intimidation inacceptables contre des concitoyens paisibles, pour lesquels nous avons la responsabilité d'assurer la liberté de culte, et la sécurité. A l'approche du ramadan, nous redoublons de vigilance".
Une enquête a été ouverte.
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