Selon lyoncapitale, cette contribution, qui devait entrer en vigueur le 1er septembre, avait été annoncée dans une note adressée aux opérateurs funéraires. Elle visait, selon le rectorat, à couvrir les frais liés à la mobilisation du personnel, à l’entretien des infrastructures et aux services proposés aux familles.
L’annonce a rapidement suscité une vive réaction au sein de la communauté musulmane. L’Union française des consommateurs musulmans a dénoncé une mesure jugée injuste, estimant qu’elle imposait une charge financière supplémentaire à des familles déjà confrontées à la douleur du deuil. L’organisation a également rappelé que les lieux de culte doivent rester des espaces de solidarité, de réconfort et d’accompagnement, loin de toute logique financière.
Face à l’ampleur de la polémique et aux nombreuses réactions, le recteur Kamel Kabtane a annoncé le retrait de cette contribution. Dans un communiqué, il a expliqué que cette décision avait été prise afin d’apaiser les tensions et d’éviter toute mauvaise interprétation. Les autres mesures d’organisation, notamment l’obligation de communiquer à l’avance la date et l’heure des cérémonies, restent toutefois maintenues afin d’assurer le bon déroulement des prières funéraires.