
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo a présidé, ce samedi 13 juin 2026, la cérémonie d’ouverture du 14e Congrès ordinaire de la Communauté musulmane du Burkina (CMB), indique la direction de la communication du ministère. La rencontre était placée sous le thème : « Réformes institutionnelles : enjeux et perspectives ».
Dans son allocution, Emile Zerbo a situé la tenue de ce congrès dans le contexte de la refondation de l’Etat burkinabè engagée sous l’impulsion de la Révolution progressiste populaire (RPP). Il a indiqué que cette dynamique vise à renforcer la souveraineté nationale, à améliorer la gouvernance publique et à promouvoir un développement fondé sur les aspirations légitimes du peuple burkinabè.
Évoquant les réformes institutionnelles en cours, le Ministre d’Etat a rappelé l’adoption, en juillet 2025, de la loi n°011-2025/ALT portant liberté d’association. Il a souligné que cette réforme introduit des innovations majeures destinées à moderniser le cadre juridique des associations et à renforcer leur contribution au développement national.
A cet effet, le Ministre d’Etat a invité les congressistes à approfondir leurs réflexions autour du thème retenu. Il a souhaité que les conclusions des travaux contribuent à améliorer la gouvernance de la Communauté musulmane du Burkina et à consolider davantage son rôle au service des fidèles et de la Nation.
Le patron de la cérémonie, le Président de l’Assemblée législative du Peuple (ALP), Dr Ousmane Bougouma a exprimé le souhait que les assises aboutissent à une mise en conformité des textes de la Communauté musulmane du Burkina (CMB) avec les dispositions de la loi portant liberté d’association. Il a également appelé au renforcement de l’institution afin qu’elle continue de fédérer l’ensemble des musulmans du Burkina Faso autour des idéaux de paix, de cohésion sociale et de développement.
Pour sa part, le Président du Conseil des Grands Oulémas du Burkina Faso, Cheikh Dr Aboubacar Abdallah Doucouré, a souligné la nécessité de réviser les textes de la CMB afin de les adapter à l’évolution du cadre juridique national relatif aux associations, tout en respectant les dispositions internes prévoyant le renouvellement des instances dirigeantes tous les cinq ans. Il a également invité les leaders religieux à renforcer leur engagement moral, intellectuel et spirituel en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Cheikh Dr Aboubacar Abdallah Doucouré a particulièrement exhorté la jeunesse à s’éloigner des discours de haine, des propos incendiaires et de toute forme d’intolérance religieuse susceptible de fragiliser l’unité nationale.
Il faut noter que les 259 congressistes venus des différentes provinces du Burkina Faso sont composés des présidents, secrétaires et trésoriers des Comités exécutifs provinciaux de la Communauté musulmane du Burkina (CMB).
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