Selon Al Manar, dans son discours, le secrétaire général de l’organisation Hezbollah a replacé sa lecture de la situation régionale dans un cadre idéologique et historique, évoquant l’exemple de l’imam Hussein comme symbole de lutte contre l’injustice et la tyrannie. Selon lui, la résistance s’inscrit dans une continuité morale visant à défendre la justice face à l’oppression.
Sheikh Naïm Qassem a également exprimé sa gratitude envers la Iran, qu’il considère comme un soutien stratégique du front de résistance au Liban. Il a affirmé que l’équilibre des forces dans la région est en train de changer et que les pressions militaires et politiques exercées sur les alliés de Téhéran n’ont pas atteint leurs objectifs.
Concernant le conflit régional, il a soutenu que les tentatives visant à affaiblir l’Iran avaient échoué et que les projets de déstabilisation plus larges dans la région n’avaient pas abouti. Il a présenté ces échecs comme une preuve de la solidité du camp de la résistance.
Sur le plan libanais, il a affirmé que les actions israéliennes traduisent une volonté de créer un Liban affaibli, plus vulnérable à des projets d’occupation ou d’annexion. Il a aussi accusé des responsables israéliens d’avoir des ambitions d’expansion régionale.
Sheikh Naïm Qassem a insisté sur le fait que le Hezbollah et ses partisans font face à une menace existentielle, mais qu’ils continuent de résister grâce, selon lui, à trois piliers : la foi, la volonté et la capacité d’action. Il a affirmé que sans cette résistance, le Liban n’aurait pas survécu aux crises successives.
Dans son intervention, il a évoqué des chiffres concernant les opérations militaires attribuées au Hezbollah contre des cibles israéliennes, ainsi que les pertes infligées, affirmant la capacité opérationnelle du mouvement. Ces déclarations s’inscrivent dans un discours de dissuasion et de démonstration de force.
Enfin, il a rejeté toute perspective de désarmement imposé et a défini la négociation avec Israël comme limitée à la sécurité mutuelle. Selon lui, toute tentative d’obtenir par la politique ce qui n’a pas été obtenu par la guerre est vouée à l’échec.
4358962