Selon Jeune Afrique, voté par l’Assemblée législative du peuple, le texte vise officiellement à renforcer la laïcité de l’Etat et à mieux encadrer les pratiques religieuses dans un contexte marqué par l’insécurité et la montée de l’extrémisme.
Composée de 110 articles, la loi introduit plusieurs mesures majeures. Elle interdit notamment l’implantation de lieux de culte dans les services publics et limite l’enseignement religieux dans les établissements laïcs, tout en le maintenant dans les écoles confessionnelles.
Elle prévoit également un renforcement de la lutte contre l’exploitation des mineurs dans certains cadres religieux, ainsi qu’un contrôle accru de l’Etat sur les organisations religieuses, désormais tenues de s’intégrer à des structures reconnues officiellement.
Les autorités justifient cette réforme par la nécessité de lutter contre le radicalisme et d’assainir un espace religieux jugé parfois incontrôlé. Selon le gouvernement, il s’agit de préserver le vivre-ensemble et d’assurer la stabilité du pays.
Cependant, la loi est fortement critiquée par plusieurs acteurs religieux, qui dénoncent une ingérence excessive de l’Etat dans la sphère cultuelle.
Des manifestations ont eu lieu ces dernières semaines, parfois réprimées, illustrant les tensions croissantes autour de ce texte controversé dans un contexte politique déjà fragile.