Selon al Mayadeen, le secrétaire général du Hezbollah libanais s'exprimait lors d’un discours prononcé dans le cadre des cérémonies de l’Achoura, où il a également abordé la situation politique et sécuritaire du Liban ainsi que l’évolution du conflit régional.
Sheikh Naim Qassem a affirmé que le Hezbollah soutient l’accord de Taëf ainsi que la Constitution libanaise, soulignant que l’expérience du mouvement constitue, selon lui, l’une des plus importantes formes d’interaction politique au Liban. Il a toutefois accusé certains acteurs politiques internes de recourir à la violence pour exclure d’autres composantes de la société libanaise, tout en se revendiquant du patriotisme.
Dans son discours, il a estimé que le Liban traverse une nouvelle phase historique impliquant l’État, l’armée, le peuple et la résistance. Selon lui, cette étape correspond à un affaiblissement du projet israélien dans la région. Il a déclaré que les efforts menés par Israël au cours des dernières années n’auraient pas atteint leurs objectifs stratégiques.
Le dirigeant du Hezbollah a également affirmé qu’un vaste projet visait à éliminer son mouvement sur les plans militaire, politique, culturel, social et humain. Il a décrit ce projet comme étant lié, selon sa lecture, à un plan plus large de domination régionale. Il a ajouté que ce projet aurait échoué face à la résistance et à la persévérance de ses partisans.
Sheikh Naim Qassem a insisté sur le fait que les adversaires du Hezbollah auraient besoin de temps pour tenter de revenir sur le terrain politique et militaire, tout en affirmant que les conditions actuelles ne leur seraient pas favorables. Il a évoqué les sacrifices des dirigeants, des blessés, des prisonniers et des familles du mouvement comme éléments ayant contribué à la continuité de la résistance.
Il a par ailleurs déclaré que, selon lui, Israël ne serait pas en mesure de supporter la pression sur le terrain ni d’atteindre ses objectifs stratégiques, même à long terme. Il a averti que toute tentative d’imposer des faits accomplis militaires conduirait, selon sa vision, à l’échec du projet visant à marginaliser le Hezbollah.
Le secrétaire général a réaffirmé que la résistance constitue, à ses yeux, la seule voie pour libérer les territoires et garantir la souveraineté nationale. Il a précisé que cette résistance ne se limite pas à un seul acteur, mais englobe toute personne engagée dans la défense du pays, appelant à une coopération entre l’armée, le peuple et les forces de résistance.
Il a également évoqué l’alignement entre les États-Unis et Israël, affirmant qu’il existe une coordination étroite entre les deux parties et que, selon lui, Washington ne peut être considéré comme un garant neutre. Il a ajouté que la véritable garantie réside dans la capacité interne du Hezbollah et de ses alliés.
Enfin, Sheikh Naim Qassem a remercié l’Iran pour son soutien, affirmant que ce partenariat a renforcé les capacités du mouvement. Il a évoqué une période de patience stratégique de 15 mois avant une reprise des opérations militaires, qu’il présente comme une décision calculée. Il a conclu en affirmant que les récents développements, notamment un cessez-le-feu et un retrait progressif israélien du Liban, doivent être respectés selon un calendrier précis, rejetant toute occupation prolongée du territoire libanais.
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