Dans une interview accordée à l’agence iranienne IQNA à l’occasion des cérémonies d’adieu organisées à Téhéran, Sergueï Zagrebelny a estimé que cette personnalité représentait les valeurs spirituelles et morales partagées par les grandes traditions religieuses.
Selon l’archevêque, la présence de représentants de nombreuses confessions lors des cérémonies d’hommage a illustré un esprit de dialogue et de respect mutuel. Il a rappelé que l’islam et le christianisme partagent la foi en un Dieu unique et que les Écritures sacrées appellent les êtres humains à vivre dans le respect et la bienveillance. À ses yeux, les croyants doivent mettre ces principes en pratique, indépendamment des différences confessionnelles. Il a également indiqué qu’au cours de son séjour à Téhéran, il avait constaté un climat de vie qu’il a décrit comme marqué par la liberté religieuse et la coexistence.
Sergueï Zagrebelny a également évoqué les prises de position attribuées au dirigeant iranien en faveur du respect des différentes religions et contre les insultes envers les croyances sacrées. Il a estimé que cette attitude expliquait la participation de représentants de diverses communautés religieuses aux cérémonies de recueillement organisées dans la capitale iranienne.
Évoquant l’histoire et la culture de l’Iran, l’archevêque a qualifié le pays de berceau d’une grande civilisation et d’un riche patrimoine spirituel. Il a notamment cité le Shahnameh de Ferdowsi, qu’il considère comme une œuvre mettant en avant les responsabilités morales des dirigeants et leur devoir de gouverner selon des idéaux élevés. Selon lui, lorsqu’un gouvernement s’appuie sur des valeurs éthiques et spirituelles, il bénéficie plus facilement du soutien de la population, ce qui contribue à la stabilité et au développement du pays.
Le responsable religieux est également revenu sur sa visite en Iran l’année précédente, effectuée dans le cadre d’une délégation culturelle. Il a expliqué avoir participé à des conférences consacrées à la famille et aux valeurs culturelles. Il a rappelé les liens historiques entre le Kirghizistan et l’Iran à travers la Route de la soie, soulignant que les échanges commerciaux avaient également favorisé la diffusion de la culture et de la civilisation iraniennes en Asie centrale.
Enfin, Sergueï Zagrebelny a exprimé son inquiétude face à ce qu’il considère comme un affaiblissement des valeurs morales, familiales et religieuses dans le monde contemporain. Selon lui, certaines grandes puissances cherchent à exercer leur influence en remettant en cause les fondements culturels et spirituels des sociétés. Il a estimé que cette dynamique explique, à ses yeux, les tensions persistantes entre ces puissances et des pays comme l’Iran et la Russie.
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