Après avoir demandé la restitution du Coran de Samory Touré et de plusieurs manuscrits anciens, les autorités guinéennes réclament désormais les restes de l’Almamy Bocar Biro Barry, dernier souverain du Fouta-Djalon et figure emblématique de la résistance à la conquête coloniale française.
Selon le ministère guinéen de la Culture, cette demande concerne également les restes de trois proches de l’Almamy : son père, son frère et son chef de guerre. Décapité en 1896 après avoir combattu les troupes coloniales, Bocar Biro est considéré comme un héros national. Ses restes auraient été transportés en France comme trophées de guerre avant d’être conservés au Musée de l’Homme à Paris.
Les autorités guinéennes souhaitent offrir une sépulture digne à ces figures historiques, conformément aux traditions du pays, qui privilégient l’inhumation des restes humains plutôt que leur exposition dans un musée. Cette demande s’appuie sur la loi française de 2023 autorisant la restitution de restes humains conservés dans les collections publiques à des fins funéraires.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de réappropriation du patrimoine africain spolié durant la période coloniale. Pour Conakry, le retour du Coran de Samory Touré, des manuscrits historiques et des restes de l’Almamy Bocar Biro constituerait une étape importante dans la préservation de la mémoire nationale et la reconnaissance de l’histoire de la résistance guinéenne.
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