
En effet, les deux infirmières avaient « le choix » entre garder leur emploi ou préserver leur pudeur. C’est sans hésitation que ces deux soeurs ont choisi de garder leur hijab.
Le chantage effectué par les responsables de l’établissement hospitalier est d’autant plus étonnant que la circulaire du Conseil des infirmières et des sages-femmes souligne que « les infirmières doivent porter un chapeau d’infirmière ou un hijab mi-long ». Le hijab « mi-long » arrive jusqu’aux épaules, le hijab plus long n’étant pas autorisé par l’établissement. Cela dit, lorsque les deux infirmières ont cité les textes officiels aux responsables, ces derniers ont rétorqué qu’elles devaient tout de même privilégier le chapeau d’infirmière au hijab.
C’est ainsi que l’une d’entre elles à déclaré : « on m’a dit d’enlever mon hijab ». En effet, elles ont du comparaître devant le Comité de l’établissement et le conseil d’administration. Les deux soeurs ont été diplômées de l’école d’infirmière en février dernier. A peine ont-elles eu le temps d’entrer dans la vie professionnelle qu’elles ont été mises à la porte.
Les deux infirmières ont décidé de traîner cette affaire devant la justice, réclamant « la réparation auprès du tribunal des violations de nos droits fondamentaux ». Quoi qu’il en soit, ces deux soeurs ont délaissé un emploi afin de garder leur voile, une décision que beaucoup avant elles n’ont pas prise.
Source: ajib