
MSF était la seule et la dernière ONG qui se trouvait dans cette région, et son aide apportée aux victimes de la persécution était précieuse, vitale. La raison de son expulsion est que MSF a parlé des violences et des atrocités commises à l’égard des Rohingyas. Le gouvernement birman n’a pas accepté et apprécié que MSF dise ce qui se passe. MSF avait notamment évoqué un massacre, celui de plus de 40 Rohingyas qui avaient été tués par des villageois bouddhistes mais le gouvernement nie tout meurtre.
Désormais, sans l’aide humanitaire, les musulmans sont laissés à leur propre sort. C’était leur dernière aide médicale, dans la mesure où les blessés et les réfugiés ne dépendaient que d’eux.
A l’heure actuelle, une grave crise humanitaire est en train de décimer le peuple Rohingyas. Plus de 140 000 musulmans vivent entassés dans des camps après les violences commises par des bouddhistes. Le lieu ressemblerait à un camps de concentration selon certains humanitaires qui étaient présents sur place. Nombreux sont gravement blessés, et vivent dans des conditions de vie ignobles. Ils manquent cruellement de tout, et une maladie qui peut paraître anodine pour nous, entraîne chez eux des décès en raison de la pénurie de soins et de matériels. La malnutrition est un fléau dévastateur chez les plus vulnérables notamment les plus jeunes enfants. Tous les jours des Rohingyas meurent d’un manque de soin.
Le gouvernement s’était engagé à permettre de nouveau la présence d’ONG dans la région, après le nouvel an bouddhiste mais cette annonce n’a pas été appliquée.
Seul la distribution de nourriture par la PNUD a été reprise. Les ONG qui souhaiteraient revenir sur le terrain devront se plier à certaines conditions imposées par le régime birman. Des ONG comme MSF sont éliminées d’office. La crise humanitaire dénoncée par les ONG est totalement niée par les autorités gouvernementales. Ces dernières, par le biais du porte parole du gouvernement, expliquent que les blessés refusent les traitements proposés par l’Etat.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, et d’autres pays ont demandé au Gouvernement birman de laisser les ONG secourir les Rohingyas, mais cette requête est restée sans suite.
Source: ajib