
Selon IRIB, l’agence Reuter a déclaré que les violences à l’encontre des musulmans avaient commencé en 2012 dans la région d’Assam et que la politique discriminatoire de Narendra Modi, principal candidat au poste de premier ministre, inquiétait les musulmans qui vivaient prés de la frontière du Bengladesh.
Modi est un candidat qui a fait de nombreuses déclarations sur la situation illégale des immigrés du Bangladesh et déclaré que s’il était élu, ces gens seraient renvoyés dans leur pays.
Il avait aussi avant le meurtre de 41 musulmans dans cette région, parlé d’une domination du Bengladesh dans cette région. Il n’y a pas de document qui prouve qu’il y ait une relation entre les déclarations de ce candidat et ces exactions, mais la poursuite de ses déclarations fait que les musulmans de l’Inde dont le nombre est estimé à 150 millions, se sentent de plus en plus isolés.
Modi fait une différence entre les musulmans qui immigrent pour des raisons économiques et les réfugiés hindous qui fuient le Bengladesh « à cause de l’oppression qu’ils subissent dans ce pays ».
La possibilité d’une victoire de Modi et du retour des réfugiés musulmans ont poussé le gouvernement du Bengladesh à annoncer qu’il réagira à toutes actions dans ce sens.
Le ministre du commerce du Bengladesh a déclaré que les relations entre les deux pays risquaient d’en souffrir. Le parti Bharatiya Janata dont fait partie Modi, a rejeté l’accusation d’attiser les conflits et a condamné le meurtre des musulmans dans la région d’Assam.
Les sondages montrent que ce parti sera chargé de constituer le nouveau gouvernement à la fin des élections qui auront duré cinq semaines.
Les dirigeants du parti Bharatiya Janata ont déclaré que c’était leur droit d’aborder les questions de sécurité accusant le Bengladesh de vouloir élargir ses frontières de manière officieuse.
Les visites sur les sites internet montrent l’intérêt que portent les gens en Inde sur le renvoi des réfugiés et Modi a été accusé de ne pas avoir fait assez d’efforts en 2002, pour arrêter les violences ethniques dans la région de Gujarat où plus de 1000 personnes ont été tuées dont la majorité était musulmane.
Le renvoi des réfugiés musulmans risque d’être difficile car il y a des millions de musulmans issus de l’immigration, qui sont nés en Inde et y vivent depuis des années.