Le honteux voyage du cardinal libanais en Palestine occupée

13:09 - June 03, 2014
Code de l'info: 1414013
Qods(IQNA)- Le déplacement du cardinal libanais a déclenché un incendie après ses attaques aux partisans de la résistance et son soutien aux mercenaires sionistes de l’armée d’Antoine Lahad, installés dans les régions proches du sud du Liban en Palestine occupée.

L’Agence chiite de presse Shafaqna, a annoncé que le chef de l'Église maronite libanaise, le cardinal Béchara Raï, sans tenir compte des conseils de tous les partis libanais, s’était rendu en Palestine occupée pour « accueillir » le pape François.

Le déplacement du cardinal libanais a déclenché un incendie après ses attaques aux partisans de la résistance et son soutien aux mercenaires sionistes de l’armée d’Antoine Lahad, installés dans les régions proches du sud du Liban en Palestine occupée, vivement critiqués au Liban et dont le dossier de trahison est en cours au Liban, ceci au moment du 14ème anniversaire de la libération du sud du Liban .

Son entourage avait déclaré qu’il ne s’agissait que d’un voyage pastoral mais As-Safir a vu dans cette visite inédite, un « péché historique » et un « précédent dangereux » et le journal Al Akhbar a mis en garde contre cette « normalisation » des relations avec Israël et accusé le cardinal Raï d’avoir « briser un tabou ».

Béchara Raï a déclaré qu’il ferait tout son possible pour faire revenir les mercenaires qui ont fui avec l’Armée sioniste en 2000, après avoir tué de nombreux chrétiens alors qu’ils se réclament aujourd’hui du christianisme, a prié pour eux et proposé des concessions avec ceux « qui aimaient plus le Liban » que ceux qui « s’opposent au gouvernement » et « ont retardé les élections », et demandé leur amnistie. Béchara Raï n’a rencontré aucun responsable israélien mais a rencontré ceux qui recrutaient des mercenaires parmi les jeunes libanais et les jeunes arabes.

Est-ce que le cardinal a oublié que ces gens sont coupables d’attentats à la bombe à Saida et au sud de Beyrouth, d’espionnage et d’enlèvements dans le sud du Liban, d’avoir attaqué le Liban et dirigé la prison de Khiam où ils torturaient les membres de la résistance ?  Est-ce que le cardinal pense que le peuple et le gouvernement libanais vont dérouler le tapis rouge pour ceux qui ont aidé l’armée d’occupation et travaille encore dans les prisons libanaises au compte du Mossad et du Shabak ? Quelle sera la réponse du cardinal aux familles des martyrs et à la résistance ?  Ces gens n’ont aucune place au Liban sinon dans les prisons et les cimetières.

Les ennemis sionistes ont été ravis de ce message qu’ils ont diffusé sur leurs antennes alors que le Cardinal rentrait au Liban de façon furtive par la Jordanie avec un avion particulier, de ce voyage qui avait dépassé les limites religieuse et était devenu un voyage politique.

Seyed Ali Fazolllah, religieux libanais, a demandé au cardinal comment on devait appeler des gens qui ont collaboré avec l’armée d’occupation et torturé les résistants. « Ces gens ne font partie d’aucun groupe et n’ont aucune religion, comment ce cardinal a-t-il pu dire qu’ils n’étaient pas des traites ?

Nous souhaitons la meilleure entente antre les musulmans et les chrétiens, surtout dans cette période difficile, mais peut-on dire que ces gens représentent la majorité des Libanais et pourquoi après la fuite des sionistes, ne sont-ils pas revenus pour s’expliquer auprès des tribunaux ? Tout le monde sait que la résistance aurait fait preuve de mansuétude et de justice », a-t-il dit.

Le cheikh Mohamad Yazbeck,  responsable au Hezbollah, a déclaré que le retour des fuyards dépendait du gouvernement qui doit décider si ces gens ont droit à la nationalité ou non.
Ali al Meghdad, membre de la fraction du Hezbollah au Parlement, a averti ceux qui voulaient faire revenir les mercenaires sionistes, que ces gens n’auront jamais le droit d’entrer et que le peuple libanais avec l’aide du Hezbollah, avait vaincu Israël.

« Ceux qui ont fui ont dit au cardinal qu’ils étaient israéliens et ne voulaient pas revenir au Liban. Sachez que nous ne permettrons pas à ceux qui ont trahi le Liban de revenir et de retrouver leur identité arabe et libanaise. Ils ne sont pas fiers d’être libanais et nous non plus, ne sommes pas fiers d’eux. La résistance après les combats, a confié leur sort à la justice et s’est comportée de façon correcte avec leurs familles », a-t-il dit.

Un tribunal a condamné à mort par contumax, Antoine Lahd, chef de l'Armée du Liban Sud armée de 6000 hommes constituée en 1978 par le régime sioniste et composée de villageois des régions du sud et de déserteurs, et Georges Tachjian, pour le meurtre d’Hassan Javad Nasrollah.
Antoine Lahd qui a été condamné à mort par plusieurs tribunaux libanais, dirige actuellement un restaurant à Tel-Aviv

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