
Les faits remontent au mois de juin, les deux femmes revêtues d’un hijab avaient alors pris place dans le bus de la ligne 2, glacées par le regard menaçant du chauffeur de bus mais sans imaginer toutefois que cela irait plus loin. Quelle ne fut pas leur stupeur quand, à l’arrêt suivant, elles l’ont vu soudainement se lever de son siège et foncer droit sur elles, afin de leur ordonner de descendre avec une violence verbale inouïe qui leur a fait craindre le pire.
La mère et la fille, effarées et apeurées, se sont exécutées et ont quitté ce bus infernal, mais une fois rentrées chez elles, leurs accus rechargés et soutenues par la communauté musulmane locale, c’est devant la justice qu’elles ont traîné ce dangereux énergumène qui se pensait tout-puissant derrière son volant et au-dessus des lois.
Blâmé sévèrement et condamné à payer l'équivalent en roubles de 457 $ de dommages et intérêts moraux, le chauffeur de bus a fait profil bas devant ses deux victimes expiatoires, qui attendaient fébrilement le verdict des juges pour panser leurs séquelles psychologiques.
oumma