Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP",
"Nous fustigeons cette attaque criminelle, ce comportement fou et barbare. Est-ce cela la civilisation et la culture américaines!", a demandé cheikh Ahmad Abdel Ghafour al-Samarraï, imam de la mosquée Oum al-Qoura et chef de Wakfs (biens religieux) sunnites.
Le principal accusé, le soldat américain Steven Green, 21 ans, a été inculpé pour viol et meurtres le 3 juillet mais a plaidé non coupable jeudi devant un tribunal de Louisville (centre-est des Etats-Unis).
S'il est reconnu coupable, il risque la peine de mort pour les meurtres et la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol.
"Le gouvernement irakien doit être ferme dans cette affaire. Il faut qu'il la suive sérieusement de manière à punir et à avilir les auteurs qui ont avili une femme irakienne", a déclaré Ahmad Safi, représentant du grand Ayatollah Ali Sistani dans la ville sainte chiite de Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad.
"Ce crime, prévisible, cache d'autres crimes énormes qui sont commis quotidiennement et dont personne ne parle", a-t-il ajouté.
Dans la nuit du 11 au 12 mars, après avoir bu de l'alcool avec quelques camarades, Green, affecté à un barrage routier à Mahmoudiyah, est accusé d'avoir enfilé des vêtements sombres, dissimulé son visage sous un T-shirt, et de s'être rendu dans une maison proche, en compagnie de trois soldats, pour violer une jeune femme repérée lors d'une première visite.
Selon les témoignages d'un soldat resté au barrage routier et de deux soldats l'ayant accompagné, Steven Green s'est rendu directement dans la chambre où se trouvaient une femme, un homme et une fillette, et en est ressorti en déclarant: "Je viens de les tuer, ils sont tous morts".
Steven Green et un autre soldat sont ensuite accusés d'avoir violé la jeune femme recherchée, puis le premier de l'avoir abattue de deux ou trois coups de fusil d'assaut.
Le gouvernement irakien demandera "une enquête irakienne indépendante" ou une investigation conjointe avec les Américains sur ces accusations de viol et de meurtre, a déclaré mercredi le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.