Les diplomates européens ont afflué en Israël, avant une visite cruciale lundi de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui se refuse à envisager une trêve tant que le n'est pas neutralisé. Elle participera mercredi à Rome à une réunion du "groupe de contact" sur le Liban.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'est dit favorable au déploiement d'une force "formée par des pays de l'Union européenne" au Liban pour contrôler la frontière avec Israël et la Syrie et désarmer le Hezbollah. Son ministre de la Défense Amir Peretz a proposé auparavant qu'une éventuelle force internationale opère dans le cadre de l'Otan.
Parcourant les quartiers détruits de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah chiite, le secrétaire général adjoint de l'Onu pour les affaires humanitaires, Jan Egeland, a indiqué que les frappes israéliennes constituaient "une violation du droit humanitaire".
Quelques heures après son passage, deux puissantes explosions ont secoué le secteur, et au moins deux immeubles dans des zones jusque-là épargnées de la banlieue sud ont été visés lors d'une . Une épaisse fumée noire s'est élevée de leurs décombres en feu.
"Il s'agit d'un usage de la force excessif dans une zone avec autant de citoyens", a dit M. Egeland, qui doit lancer lundi un appel à l'aide internationale d'urgence en faveur du demi-million de Libanais déplacés par l'offensive israélienne, la plus importante depuis 10 ans au Liban.
source: AFP