Long d’environ 12 km, le canal de Kabara va permettre de drainer l’eau du fleuve Niger jusqu’au centre ville. D’un montant total de plus de 11 milliards de Fcfa, financés par le Guide de la révolution libyenne, Mohammar Kadhafi, travaux du creusement du canal de Kabara qui ont débuté en en juillet 2006, avancent normalement.
La mosquée de Djingareiber, située en plein cœur de la ville de Tombouctou, se trouve sous l’effet des intempéries, dans un état de délabrement avancé. Elle a été construite en 1325 par Kankou Moussa lors d’un séjour à Tombouctou sur le chemin du retour de la Mecque. L’édifice religieux, inscrit au patrimoine mondial en 1988 par l’Organisation des Nations Unies pour la science et la culture (Unesco), est l’oeuvre de l’architecte espagnol Andalou Es Sahéli. La mosquée de Djingareiber, d’une capacité de plus de 3000 fidèles, a un toit est soutenu par 9 rangées de poutres intérieures. Elle conserve la même température du matin au soir. Une quarantaine de saints sont enterrés dans ce haut lieu.
Les travaux d’un montant de plus d’un milliard de Fcfa et d’une durée de quatre ans, ont débuté en juin 2006 et sont financés par le prince Agha Khan dont la fondation prend déjà en charge la restauration de la mosquée de Mopti et de celle de Djenné. Lors d’une visite dans la Cité mystérieuse en compagnie du président de la république Amadou Toumani Touré, promesse avait été faite par Agha Khan d’apporter les fonds nécessaires à la réhabilitation du prestigieux édifice religieux.
La fondation Agha Khan finance la construction de nombreuses mosquées à travers le monde. Pour bénéficier de son appui financier, il faut normalement postuler. La mosquée de Djingareiber, fut acceptée comme un cas spécial suite à la visite du prince dans la cité mystérieuse, qui avait déjà postulé pour acquérir un financement.
Selon l’imam de la mosquée Abdramane Ben Essayout, matériaux locaux seront utilisés pour ne pas défigurer cet édifice monumental.
Cependant, une certaine nouveauté a eu lieu : les touristes ne sont plus autorisés à pénétrer dans la mosquée de Djingareiber, ni pour filmer, ni pour de en visiter l’intérieur. Car, semblerait-il, la tenue de certains visiteurs aurait choqué plus d’un. L’imam, s’est cependant justifié par le fait que malgré cette interdiction, Tombouctou restait une ville tolérante.
Source : afribone