L'Organisation de la conférence islamique (OCI) est née dans cette circonstance pour assurer la sauvegarde des lieux saints de l'Islam. Elle a évolué depuis. Elle regroupe actuellement cinquante-sept Etats membres. Dans ses buts, définis par une charte élaborée à Djeddah en mars 1972, on lit : ‘L’OCI œuvre pour le renforcement de la coopération entre les Etats membres dans les domaines économiques, sociaux, culturels, scientifiques ainsi que dans les autres domaines d'importance vitale.’ Elle compte de nombreuses institutions culturelles scientifiques :
- Le Centre de recherches statistiques, économiques, sociales et de formation pour les pays islamiques à Ankara (Turquie).
- Le Centre de recherches sur l'histoire, l'art et la culture islamique à Istanbul, Turquie
- L'Université islamique de technologie à Board Dazar, Dhaka, R.p. du Bangladesh
- Le Centre islamique pour le développement du commerce à Casablanca (Royaume du Maroc).
- L'Académie islamique du fiqh (jurisprudence) à Djeddah, Arabie saoudite
- L'Université islamique du Niger au Niamey, Niger
- L'Universite islamique de l’Ouganda à Mbale, Ouganda
Elle tient au mois de mars 2008, d’après le président de l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence islamique (ANOCI), son onzième sommet au Sénégal qui l’accueille pour la deuxième fois. Sa préparation va coûter, toujours de la même source, 134 milliards d’investissements, sans compter les 200 milliards que les privés vont injecter pour que le Sénégal soit un des affaires dans la sous-région. Mais tout cela se fait sans que les businessmen de l’OCI nous disent ce que la culture ou la science en gagne pour le bien de l’Islam et les musulmans.
Source : Walf Fadjri