"Si la politique est la science et l'art de bâtir ce bas monde, la refondation du mouvement islamique que l'AEEMS propose, est une refondation volontairement politique'', a déclaré M. Ndiaye à l'ouverture de son 7ème congrès ordinaire ouvert samedi à l'UCAD2.
"S'il est dit que le mouvement islamique n'est pas politique, c'est parce qu'il dépasse les partis politiques dans le sens partisan du terme'', a expliqué le président de l'AEEMS.
Les assises de l'AEEMS, qui seront clôturées jeudi, ont pour thème : "les élèves et étudiants musulmans et la refondation du mouvement islamique''.
La manifestation a pour parrain Mamadou Dia, ancien président du Conseil des ministres du Sénégal dont l'AEEMS veut être "l'héritière''.
"La refondation ambitionne de créer un véritable pôle de convergences des forces musulmanes au Sénégal'', a encore dit Mansour Ndiaye, ajoutant : "la refondation ne propose pas la création d'une corporation d'intérêts, ni un regroupement d'excités qui hurlent des slogans''.
M. Ndiaye a ajouté que ‘'la refondation vise l'éducation, elle veut créer des hommes et des femmes éveillés, ouverts et sensibles au sort politique, économique et social du pays''.
"La refondation est un exercice d'archéologie, de fouilles historiques dans le but de mettre au goût du jour des valeurs enfouies. La refondation, c'est surtout un travail d'amélioration. Il s'agira donc de rendre meilleure +l'administration des choses+'', a expliqué le président de l'AEEMS, structure présente dans 10 des 11 régions du Sénégal.
Source: IINA