Ali Akbar Mokhtachami-Pour, président de la conférence de soutien au peuple palestinien, a annoncé dans une lettre à 44 présidents et rois des pays musulmans, que la conférence d'Annapolis organisée par les Etats-Unis, n'avait d'autre but que de sortir le régime d'Israël de l'isolement politique et d'augmenter les pressions sur le peuple opprimé de Palestine.
Texte de la lettre :
"L'évolution en Palestine et la poursuite de l'occupation de la Palestine et de Jérusalem par le régime raciste sioniste, ont considérablement aggravé la situation dans cette région. Il est incroyable que les forces palestiniennes, suite à un complot des sionistes et à certaines positions simplistes de frères palestiniens, traversent des crises qui affaiblissent le peuple palestinien, et que certains gouvernements arabes et musulmans, censés soutenir les idéaux palestiniens, soient en désaccord ou dans l'expectative, alors que la Résistance du peuple palestinien, grâce aux efforts de ses leaders et de ses membres, depuis une vingtaine d'années, a donné des résultats très positifs qui ont ébranlé le régime sioniste et redonné confiance au peuple opprimé de Palestine.
Le régime sioniste qui projetait une occupation beaucoup plus étendue des pays islamiques, (du Nil à l'Euphrate), s'est vu confronté à la résistance courageuse des musulmans palestiniens et du Hezbollah au Liban, et a été contraint d'arrêter sa vague d'occupation et même de faire marche arrière, de sortir de la Bande de Gaza, d'accorder des points politiques dans les territoires occupés et de fuir le sud du Liban.
Le régime sioniste, soutenu par les Etats-Unis, a cherché à réparer toutes ces défaites dans son combat contre la Résistance islamique en Palestine, par l'attaque du Liban, l'été dernier, qui grâce à Dieu, a été un échec encore plus cuisant et déshonorant pour les sionistes, et pour les plans américains au Moyen Orient.
Je considère de mon devoir d'attirer l'attention sur l'extrême sensibilité de la situation actuelle. Malheureusement les conflits internes en Palestine, les difficultés de la région, les divergences qui existent entre les responsables des pays arabes, leur indifférence ou leur faiblesse vis-à-vis de la question palestinienne et de l'avenir des Palestiniens, ont conduit Israël et les Etats-Unis, à organiser la conférence d'automne, pour améliorer leur situation et affaiblir les mouvements de Résistance et leurs combattants qui sont les porte drapeau de l'honneur et de la grandeur des musulmans, et les véritables défenseurs de la Palestine et du peuple opprimé palestinien.
Je tiens à vous signaler, ainsi qu'au groupe de vos collaborateurs, qui êtes invités à la conférence du Président des Etats-Unis, que la réunion d'automne projette en réalité
1- De sortir le régime sioniste de l'isolement politique qui a suivi sa défaite en été 2006, au Liban, après une guerre de trente trois jours contre les forces de la Résistance et le peuple libanais, et de lui redonner le prestige militaire dont il jouissait dans le passé.
2- D'élargir les pressions sur le peuple palestinien et les forces de Résistance.
3- De régulariser les relations entre le régime raciste, illégitime et envahisseur d'Israël et les pays arabes, grâce à l'aide de quelques dirigeants arabes.
4- De faire oublier sous le couvert d'un accord des dirigeants arabes, le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leur patrie, qui a été stipulé à maintes reprises, dans les décrets officiels de l'ONU.
5- D'achever l'occupation en installant un contrôle total sur Jérusalem et les autres sites religieux, islamiques et chrétiens, de la Terre sainte.
Les Etats-Unis cherchent, par cette "conférence de paix", comme ils la nomment, à garantir gratuitement aux occupants sionistes, l'obtention d'avantages de la part de dirigeants et de chefs de gouvernements qui se considèrent comme les représentants du monde arabe et de la communauté islamique.
La question palestinienne traverse une de ses phases les plus critiques et le peuple opprimé de Palestine, qui a réussi à mener sa résistance à ce point décisif, est confronté à deux dangers :
1- Les dissensions internes
2- Les complots de l'étranger et de l'Arrogance mondiale conduite par les Etats-Unis.
La question palestinienne a plus que jamais, besoin d'un soutien moral et efficace. Cette conférence revient à jeter de l'huile sur le feu, alors que les Palestiniens sont déjà suffisamment inquiétés par les divergences internes au mouvement de libération. Nous avons le devoir d'informer l'opinion internationale et particulièrement les pays musulmans et les pays arabes, et de constituer un front solide face à ceux qui ne cherchent qu'à piétiner les droits du peuple palestinien.
Je suis sûr, étant donné la place que vous occupez dans votre pays, que vous vous montrerez positif et profitable, dans le règlement de la question de la Palestine et de Jérusalem, et que votre compréhension intelligente du rôle malfaisant des Etats-Unis et d'Israël en Palestine, et dans les autres pays musulmans, non seulement vous empêchera de participer à cette conférence mais vous conduira à prendre les mesures nécessaires pour faire échouer les complots de cette conférence et les complots contre l'islam et l'Humanité.
Le secrétariat permanent de la conférence internationale de Qods, est prêt, pour défendre les droits des opprimés de Palestine, à étudier vos propositions et à les faire suivre par les membres du conseil permanent de l'Assemblée, pour une meilleure défense de Qods Sharif et un plus grand soutien des Palestiniens.
-Malik Abd-ol-Allah Bin Al-Hossein, Roi de la Jordanie
-Malik Abd-ol-Allah Bin Abd-ol-Aziz, Roi de l’Arabie Saoudite
-Hassam Mobarak, président de l’Egypte
-Jalal Talibani, président de l’Irak
-Cheikh Sabah Hamd Bin Khalifa Al-Sani, Emir du gouvernement de Qatar
-Soltan Qabous Bin Saeed, Roi de l'Oman
-Abd-ol-Aziz Butaflighe, président de l’Algérie
-Zey-ol-Abedin Bin Ali, président de la Tunisie
-Malik Mohammad VI, Roi du Maroc
-Cheikh Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, émir du Koweït
-Mo’omar Ghazafi, président en chef de la Grande Jamahiriya arabe de la Libye
-Malik Hamd Bin Issa Al-Khalifa, Roi de Bahrayn
-Omar Al-Bachir, président du Soudan
-Ali Abd-ol-Allah Salih, président du Yémen
-Abd-ol-Allah Youssef Ahmad, président de la Somalie
-Kavaee Kibaki, president du Kenya
-Mizan Zey-ol-Abedin Bin Al-Marhoum, Roi de la Malaisie
-Amado Toumaee Toure, président de Mali
-Abd-ol-Allah Gol, président de la Turquie
-Imam Ali Rahmanof, président de Tadjikistan
-Mahinda Rajapaksa, président du Sri Lanka
-Mouliva Emibki, président de l’Afrique du sud
-Hassan Al-Boukliya, Roi du Brunéi
-Yadjodin Ahmad, président de la Bangladesh
-Elham Aliof, président de l’Azerbaïdjan
-Hamed Karzai, président de l’Afghanistan
-Yahya Djame, Roi de la Gambie
-Heris Siladzish, président de la Bosnie Herzégovine
-Soussilu Bambang Youd Houyouno, président de l’Indonésie
-Nour Soltan Nazar Baouff, président du Kazakhstan
-Abd-ol-Allah Vadi, president du Senegal
-Ghorbanbig Bakeif, president du Kirghizistan
-Parviz Mocharraf, president du Pakistan
-Mamado Tansha, president du Niger
-Ghorban Gholi Bardin Hamedof, president de Turkménistan
-Youri Kagou Tamosi, président de l’Ouganda
-Islam Karimof, président de l’Ouzbékistan
-Baharat Jago’ou, président de la Guyana
-Emil Lahoud, président du Liban
-Bachar Assad, président de la Syrie
-Mohammad Abbas, secrétaire général du Front de libération de la Palestine
-Cheikh Kalifa Bin Zayed Alnehyan, émir de l’unité des Émirats arabes unis