La vallée de Mina, un lieu désertique à environ 5 km à l'est de La Mecque, offrait vendredi l'image d'un champ de bataille.
Des milliers d'autres hadjis lançaient leurs dernières pierres dans un ultime assaut contre Satan, symbolisé par trois stèles, une étape à haut risque mais qui s'est déroulée jusqu'à présent sans incidents notables.
La lapidation est retransmise en direct par les télévisions saoudiennes et la plupart des chaînes satellitaires arabes.
Selon la tradition, c'est à Mina que Satan surgit à trois reprises, d'abord devant Abraham, puis devant sa femme Hagar et ensuite devant leur fils Ismaël.
Pour lui signifier leur mépris, Abraham et sa famille lui lancèrent chaque fois sept cailloux. Ce geste a été perpétué par les musulmans.
Chacun des quelque 2,5 millions de fidèles est tenu de lancer, durant trois jours, au total 21 cailloux sur chacun des trois blocs de béton hauts d'environ 25 mètres, soit près de 150 millions de projectiles.
Le rituel de la lapidation terminé, les fidèles se rendent avant le crépuscule à la Grande Mosquée de La Mecque pour un "tour d'adieu" à la Kaaba, édifice cubique dans lequel est incrustée la Pierre noire, relique sacrée des musulmans.
Ceux qui le souhaitent se rendront à Médine, le deuxième sanctuaire dans le royaume, qui abrite la Mosquée du Prophète Mahomet (SAWA).
A leur départ, "Douyouf Allah" (les hôtes de Dieu) auront accumulé des kilos de bagages qui s'entassent devant les hôtels et les immeubles-dortoirs.
Selon la tradition, l'eau de Zemzem a jailli d'un coup de bâton magique frappé par l'archange Gabriel sur le sol rocailleux de La Mecque pour sauver d'une soif mortelle le bébé Ismaïl et sa mère Hagar.
Les pèlerins ramènent aussi un exemplaire du saint Coran offert par "le Serviteur des deux Saintes Mosquées", aujourd'hui, le roi saoudien Abdallah ben Abdel Aziz.
Le hadj est l'un des cinq piliers de l'islam que tout musulman, selon le saint Coran, se doit de faire au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.
Le pèlerinage est marqué par la participation pour la première fois du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Un haut responsable du ministère des Affaires municipales, cité vendredi par l'agence de presse officielle, a affirmé que le gouvernement avait dépensé cette année "plus de 1,7 milliard de riyals" (plus de 455 M USD) dans de nouveaux projets de modernisation des premiers lieux saints de l'islam.
Source: AFP