Des ONG des Droits de l’Homme demandent à l’OCI de faire pression sur le président Béchir

12:31 - March 11, 2008
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Dakar(IQNA)- Plusieurs ONG ont adopté dimanche à Saly (80 km de Dakar), une déclaration demandant à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) de faire pression sur le président soudanais, Omar El Béchir en vue de le pousser à résoudre la crise au Darfour dans l’ouest du Soudan.
Cette déclaration des ONG, notamment la Rencontre Africaine de Défense des Droits de l’Homme (RADDHO – basée au Sénégal), la Coalition ‘Save Darfur’ (un ensemble de 180 ONG) auxquels se sont joints des parlementaires venus du Soudan, sera remise à la soixantaine de délégations de chefs d’Etat et de gouvernement attendue à Dakar à l’occasion du 11è sommet de l’OCI dans la capitale sénégalaise.
« Nous lançons un appel aux dirigeants du Monde musulman afin de résoudre les questions qui affectent les populations dans certaines parties de la région, notamment la situation humanitaire au Darfour, dans l’Ouest du Soudan », indique la déclaration.
« Nous sommes conscients du fait que la religion islamique préconise de hautes valeurs morales et ordonne aux musulmans d’adhérer aux valeurs de paix, de respect de la sécurité et de l’intégrité de la personne humaine », ajoute la déclaration.
L’islam « interdit et criminalise la tuerie, le déplacement forcé des civils, dont les femmes, les enfants, et la destruction des vies et moyens de subsistance, y compris la profanation des lieux de culte, qui constituent autant de crimes odieux contre la foi islamique et les normes des vies civilisées », poursuit le document.
Le groupe d’ONG a donc réaffirmé sa préoccupation face aux « graves violations des droits humains au Darfour, en particulier, les attaques systématiques contre les civils, la destruction et l’incendie des villages, la prise pour cible des centres des déplacés internes et les civils ».
Nous notons également que ce conflit affecte actuellement toute la région, y compris le Tchad et la République Centrafricaine, avec à chaque fois les mêmes caractéristiques.
La coalition a lancé un appel à l’OCI afin quelle rappelle « au gouvernement soudanais ses devoirs envers le peuple musulman du Darfour » et à entreprendre des démarches supplémentaires pour persuader le gouvernement soudanais afin qu’il respecte ses obligations dans le cadre des résolutions régionales et internationales pertinentes sur les droits humains auxquels le Soudan a adhéré ».
Les participants ont invité l’Organisation de la Conférence Islamique entre autres, à faire pression sur toutes les parties prenantes au conflit pour qu’elles mettent immédiatement fin à toutes les attaques contre les civils au Darfour ».
Ils ont appelé dans le même temps à « une cessation des hostilités, comme préalable à un cessez-le-feu durable et à une résolution de la crise, et à s’engager convenablement à inviter les parties belligérantes à s’asseoir autour de la table de négociations ».
L’appel a également été lancé aux « Etats membres de l’OCI ainsi que les autres Etats à fournir les moyens et l’appui nécessaires aux opérations hybrides Nations-Unies – Union Africaine au Darfour et à inviter le gouvernement soudanais à faciliter son déploiement rapide et efficace ».
Il est de même demandé au gouvernement soudanais de « cesser tout soutien aux Janjaweed (milices arabes), y compris par l’approvisionnement en équipements et en armes, et inviter les acteurs extérieurs à cesser tout appui aux parties belligérantes.
Le conflit du Darfour a fait environ 400.000 morts et plus de 2 millions de déplacés, selon les organisations humanitaires évoluant dans la zone. Plus de 250.000 réfugiés du Darfour sont installés dans cette partie du Tchad, le long de la frontière avec le Soudan voisin.
Source: APA
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