La COMECE réfléchit au dialogue interculturel

14:26 - April 22, 2008
Code de l'info: 1645356
Bruxelles (IQNA)- La Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) a réfléchi au dialogue interculturel en posant la question : Réponse à quels problèmes ?, indique un communiqué de la COMECE.
« L'Union européenne doit être plus qu'un simple espace économique », a souligné en introduction le Rév Rüdiger Noll, animateur du débat et Directeur de la Commission « Eglise et Société » de la Conférence des Eglises Européennes. « Le projet européen doit être un projet fait pour et par les peuples qui le composent, basé sur des valeurs communes et partagées. C'est pourquoi l'Année européenne du dialogue Interculturel est si importante », a -t-il ajouté. « Avec cette série de séminaires, nous, la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE), la Fondation Konrad Adenauer (KAS) et la Commission « Eglise et Société » de la Conférences des Eglises Européennes (CEC), souhaitons contribuer à l'Année européenne du Dialogue interculturel en promouvant le dialogue et les valeurs comme la dignité humaine, la tolérance et la liberté de religion et de croyance. »
Le Prof. Dr. Ural Manço, sociologue des religions aux Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles) a particulièrement abordé la question des musulmans en Europe de l'Ouest, qui sont arrivés ces 50 dernières années. Il a insisté sur le fait que dans le contexte actuel (celui de l'ère postindustrielle) dans lequel l'individu est souverain, les personnes ressentent le constant besoin de réaffirmer leur personne et leur identité à tous les niveaux. A défaut, elles ont l'impression de ne pas être reconnues. Par conséquent, l'Islam est pour beaucoup d'immigrés un moyen de s'affirmer en tant que personnes dans la société occidentale. Affirmer son identité religieuse comme musulman est un moyen de s'affirmer et d'acquérir une reconnaissance. Pour ceux qui pensent et ont l'impression que leur travail ou leur profession ne leur procure pas de reconnaissance, leur appartenance religieuse leur donne la possibilité d'affirmer leur identité et donc d'acquérir une reconnaissance.
Les religions ont leurs propres problèmes et obstacles internes, selon l'Imam Tareq Oubrou, Recteur de la Mosquée Al-Houda de Bordeaux (France). Il a par conséquent souligné la nécessité de trouver des moyens pour empêcher que le dialogue interreligieux ne se substitue au dialogue intra-religieux, qui devrait quant à lui viser les problèmes spécifiques à chaque religion.
Afin de contribuer à l'Année européenne du Dialogue interculturel, la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE), la Commission « Eglise et Société » de la Conférence des Eglises Européennes (CEC) et la Fondation Konrad-Adenauer (KAS) organisent en partenariat avec des organisations musulmanes une série de séminaires sur le thème « Islam, Christianisme et Europe ». L'objectif principal de ces séminaires est de mettre en lumière la complexité des questions liées à l'Islam, au Christianisme et à l'Europe et d'interroger ainsi les stéréotypes. Chaque séminaire est organisé sous forme de conférence-débat, avec un animateur, un expert universitaire, un intervenant musulman et un intervenant chrétien. Un membre du Parlement européen est ensuite chargé de présenter une synthèse.
Les séminaires se tiennent au Parlement européen.
Le prochain séminaire aura lieu le 29 mai de 15h à 17h au Parlement européen.

Source: ZENIT.org
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