Selon le Forum musulman canadien, le rapport, en misant sur la conciliation et l'amélioration des conditions pour faciliter l'intégration des nouveaux arrivants, est un pas dans la bonne direction. Son représentant Mohamed Kamel soutient que le document doit devenir un outil pour combattre les préjugés. Il dit maintenant espérer que les gouvernements agissent et mettent les efforts nécessaires pour sensibiliser la population.
Le Congrès islamique canadien abonde dans le même sens. «Ce ne sont pas des recommandations qui culpabilisent. Et nous, on n'accepte pas qu'une partie de la société soit culpabilisée. On aimerait que tout le monde adhère à ce projet et que tout le monde dépasse le stade des stéréotypes et qu'on aille tous vers un vrai interculturalisme et vers une vraie connaissance de l'autre», dit Najat Boughaba.
Le président du Congrès juif canadien, Victor Goldbloom, dit être heureux que le rapport conclut, à l'instar de son organisme, qu'il n'y a pas de crise au Québec entourant les accommodements raisonnables, mais qu'il s'agit davantage d'un problème de perception.
M. Goldbloom, comme le criminaliste Julius Grey, s'oppose cependant à la recommandation d'interdire le port de signes religieux aux titulaires de fonctions qui doivent incarner la neutralité de l'État, comme les magistrats, les policiers et les gardiens de prison.
Source: Radiocanada