"Ces valeurs sont celles qui nous permettent de vivre ensemble et de construire un projet de société malgré nos différences", selon la ministre.
"Notre constitution garantit le respect de l'égalité entre les hommes et les femmmes, les principes de laïcité et de mixité en sont des piliers fondamentaux", ajoute-t-elle, "ces valeurs ne doivent en aucun cas être remises en cause".
Le Conseil d'Etat a confirmé fin juin le refus de nationalité française à une Marocaine qui portait la burqa, en raison de sa "pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française".
"Le Conseil d'Etat ne précise pas ce qu'est "une pratique radicale de sa religion". Ca laisse planer toutes les interprétations", a souligné Mohammed Moussaoui, président du CFCM.
"Il aurait dit par exemple avoir constaté dans le comportement social (de cette femme) une incompatibilité avec le principe d'égalité des sexes, sans qu'il y ait le terme +pratique religieuse+, là ça aurait évacué l'ambiguïté", a-t-il ajouté.
"C'est une pratique religieuse minoritaire voire marginale et ce type de pratique existe dans toutes les traditions religieuses, n'est pas spécifique à l'islam", a-t-il poursuivi.
"Ce qui est étonnant, c'est que ça soit mis en exergue parce que ça concerne les musulmans. On a l'impression qu'on cherche dans les fonds de tiroir quelque chose à se mettre sous la dent dès qu'il s'agit de religion musulmane", a conclu M. Moussaoui.
Source: Islamtoday