Avec une moyenne d’âge de 15 ans environ, ces enfants sont d’origine africaine. Leur particularité est qu’ils sont des musulmans, de parents immigrants africains en France. Nés dans ce pays, ils y étudient aussi. Le lieu où tout cela se passe s’appelle Taverny, une ville française mondialement connue comme centre de commandement militaire de ce pays, où d’ailleurs, la bombe atomique y est jalousement gardée. C’est donc à Taverny que feu Serigne Saliou Mbacké a acheté un château de plus de 1000 m2 à plus de 300 millions de francs, pour que les musulmans de cette partie du monde, confrontés à des problèmes de local pour célébrer leur culte, puissent consolider leur foi et éduquer leurs enfants selon les principes de l’islam.
La vie dans le château de Taverny a fait l’objet d’un film documentaire de 26 mn, réalisé par notre confrère Cheikh Mouhamed Djimbira. Sa diffusion en première est prévue le 24 juillet prochain à partir de 18 heures au Théâtre national Daniel Sorano, nous confie M. Djimbira. «Nous avons suivi pendant deux mois, l’été dernier, dans ce château, 80 enfants âgés de 8 à 16 ans, nés en Europe, qui apprennent le Coran et leur religion», explique Cheikh Mouhamed Djimbira. Ce documentaire constitue pour lui un hommage des Sénégalais de la diaspora à Serigne Saliou Mbacké. Cheikh Mouhamed Djimbira, qui confie avoir obtenu l’autorisation de Serigne Saliou de son vivant pour réaliser ce documentaire, regrette aujourd’hui que le principal bailleur de cette maison de l’islam n’ait pu visionner son travail. «J’ai pu rencontrer Serigne Cheikh Saliou, le fils aîné, qui a visionné le documentaire et exprimé toute sa satisfaction de ce travail, en même temps que plusieurs membres de la famille Mbacké», déclare M. Djimbira.
Le documentaire fait intervenir plusieurs personnes dont les enfants eux-mêmes, leurs parents, le maire de Taverny, Maurice Boscavert, Cheikh Mamadou Sangou, recteur de la mosquée de Taverny, l’homme grâce au plaidoyer de qui Serigne Saliou a pu mettre son argent dans l’achat de ce «château pour l’Islam». Le travail de Djimbira fait ressortir l’image «d’un Islam qui ne fait pas peur et dont l’apprentissage conforte la conscience citoyenne des enfants». Les enfants qui fréquentent le château y reçoivent aussi des cours de renforcement et de soutien de la part de jeunes étudiants mourides établis en France.
Source: lesolei