Il s'agit d'une des attaques les plus graves contre des civils musulmans depuis le début de l'insurrection dans cette région, il y a près de cinq ans, a déclaré un responsable militaire.
Généralement, ces attentats sont attribués à des rebelles séparatistes qui luttent contre l'autorité de Bangkok dans les trois provinces thaïlandaises bordant la frontière malaisienne.
Les explosions de mardi se sont produites dans le district de Sukhirin de la province de Narathiwat.
Une voiture piégée a explosé dans un marché aux fruits, en face d'un bureau de l'administration locale où des chefs de village étaient en réunion, a indiqué à l'AFP le colonel Parinya Chaidilok, porte-parole de l'armée dans le Sud.
Quelques minutes plus tard, une autre bombe a explosé dans un café situé non loin de là, a-t-il ajouté.
Le général Surachai Suebsuk, commandant de la police dans la province de Narathiwat, a précisé qu'une des personnes grièvement blessées --une femme identifiée comme étant Amporn Pui-- était décédée quelques heures plus tard à l'hôpital.
Le général Surachai avait indiqué plus tôt que trois bombes au total avaient explosé mardi dans le district de Sukhirin. Mais les enquêtes effectuées dans la journée ont révélé que les explosions avaient été causées par deux engins, a-t-il précisé.
"Comme d'habitude, personne n'a revendiqué" les attentats, a déclaré le colonel Parinya, ajoutant toutefois que ces actions étaient clairement liées à l'insurrection.
La télévision thaïlandaise a indiqué qu'une des explosions avait été provoquée par un engin fixé à une moto et elle a montré des images de véhicules brûlés et renversés.
Les attentats se sont produits alors qu'il y a à peine une semaine le nouveau Premier ministre thaïlandais, Somchai Wongsawat, signalait une amélioration de la situation dans le Sud musulman.
Source: AFP