Dans son allocution, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Navanethem Pillay a demandé une enquête "indépendante, crédible et transparente" sur les violations à Gaza.
Elle a rappelé les trois principes de proportionnalité, de distinction et de précaution qui régissent le droit international humanitaire.
Selon Mme Phillay, les souffrances infligées aux civils par des roquettes tirées sur Israël depuis la bande de Gaza sont inacceptables et les frappes aériennes menées en représailles par les forces israéliennes prélèvent un lourd tribut en termes de vies humaines et de moyens de subsistance les civils et les infrastructures civiles étant constamment exposés à des dangers extrêmes dans cette zone.
Il faut mettre un terme au cercle vicieux des attaques et des représailles, a-t-elle insisté.
Le représentant d'Israël a déploré que le Hamas ait fait le choix de la violence en renonçant il y a quelques semaines à une trêve de six mois, et préférant s'en prendre aux civils israéliens, indiquant que le Hamas est une menace pour Israël mais aussi pour d'autres gouvernements modérés de la région. Il a affirmé que son pays continue à soutenir une solution pacifique.
Le représentant de la Palestine a souligné que le présent conflit a fait plus de 750 morts, dont plus de 240 enfants. La majorité des victimes n'étaient ni du Fatah, ni du Hamas, accusant Israël de violer la quatrième Convention de Genève qui assure la protection des civils en temps de guerre et la Charte des Nations Unies.
L'Egypte au nom du Groupe arabe et du groupe Afrique, le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), Cuba au nom du Mouvement des pays non alignés ont fustigé l'attaque lancée par Israël contre Gaza depuis 14 jours, demandé un cessez-le-feu immédiat, l'ouverture des points de passage, la levée du blocus, la protection des populations civiles, l'arrêt de l'agression, l'accès des secours.
Selon ces représentants, l'origine de cette tragédie est l'occupation israélienne qui constitue la plus grave violation des droits de l'homme. Ils se sont déclarés convaincus que la solution militaire ne pourrait résoudre le conflit.
Au nom de l'Union européenne, le représentant de la République tchèque a déclare profondément préoccupé par la crise humanitaire dans la bande de Gaza et a déploré les pertes civiles causées par les tirs israéliens et les lancements de roquettes palestiniennes.
Source: Xinhua