Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a jugé "impossible de mettre en oeuvre" la résolution adoptée jeudi soir par le Conseil de sécurité.
Les négociations entamées au Caire en vue d'une trêve dans la bande de Gaza piétinent, selon des sources diplomatiques. Elles achopperaient sur la question de la sécurisation de la limite entre l'Egypte et la bande de Gaza.
Le Caire est hostile au déploiement de forces étrangères de son côté de la frontière et préférerait que ses propres troupes à la frontière reçoivent une assistance technique; ce à quoi Israël rétorque que, par le passé, l'Egypte n'a pu empêcher le Hamas de renforcer son arsenal de centaines de roquettes Katioucha.
Selon un diplomate européen de haut rang, ces négociations "ne mènent nulle part, pour le moment. Le sentiment que le plan franco-égyptien ne fonctionnera pas gagne du terrain".
Le cabinet israélien de sécurité s'est réuni pour la deuxième fois en trois jours, mais le porte-parole d'Olmert, Mark Regev, s'est refusé à dire si les ministres avaient décidé ou non de modalités d'élargissement de l'offensive terrestre.
"Je ne peux pas entrer dans les détails des opérations. La pression sur le Hamas va se poursuivre", s'est-il borné à dire, en ajoutant que vendredi, le Hamas avait tiré une trentaine de roquettes contre le territoire israélien.
Et alors que les combats terrestres ont continué pendant la journée, des médecins palestiniens ont dénombré une vingtaine de morts, dont des civils. En outre, selon une agence de l'Onu, 30 Palestiniens ont été tués cette semaine à l'intérieur d'une habitation où les soldats israéliens les avaient rassemblés, et qui a été la cible d'obus.
Le Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a réclamé des enquêtes "crédibles, indépendantes", sur des violations du droit humanitaire dans la bande de Gaza qui pourraient constituer des crimes de guerre.
source:Le Nouvel Observateur