Intervenant à l’ouverture de la Conférence internationale sur «Israël : crimes de guerre et génocide», qui se tient au siège permanent de l'ISESCO à Rabat, le Directeur général a affirmé que «cette histoire sanglante et jalonnée de crimes qui ont fait, pendant plus de soixante ans, à des milliers de martyrs et de victimes, a été qualifié par le penseur américain de confession juive, Noam Chomsky, dans la préface d’un ouvrage intitulé «Le terrorisme sacré d’Israël», dont la traduction arabe vient juste d’être publiée par la maison d’édition Dar Achourouk Addawliya, comme étant «en dehors de l’histoire officielle».
Le Directeur général a par ailleurs déclaré devant la conférence que le massacre de Gaza récemment perpétré par Israël au vu et au su de la communauté internationale a dépassé en horreur tous ses précédents massacres. «D’où, a-t-il dit, la décision prise par l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture –ISESCO- de convoquer cette conférence à laquelle nous avons invité une pléiade de chercheurs en droit, d’avocats internationaux, d’experts en droit international, de responsables des organisations palestiniennes, régionales, et internationales des droits de l’homme et de témoins. Cette démarche réfléchie s’inscrit, a-t-il affirmé, dans le cadre des attributions de l’ISESCO et des responsabilités qu’elle assume envers le peuple palestinien et la cause palestinienne, une cause qui est au cœur de l’action islamique commune depuis septembre 1969, date à laquelle s’est tenue la 1ère Conférence du Sommet islamique suite à l’incendie provoqué par les sionistes à la mosquée Al-Aqsa en août de la même année».
Emettant l’espoir que la conférence sera le point de départ d’une série d’initiatives pratiques pour la traduction en justice des criminels de guerre israéliens, qu’ils soient politiques ou militaires, le Directeur général a indiqué que cette conférence s’inscrit dans le cadre du deuxième objectif de l’ISESCO à savoir, la contribution à «la réalisation de la paix et de la sécurité dans le monde par divers moyens, notamment par le biais de l’éducation, les sciences, la culture et la communication.». Et de préciser que, dans ce cas, les sciences englobent également les sciences juridiques qui constituent l’outil idoine pour établir le droit et la justice et lutter contre le crime sous toutes ses formes, y compris les crimes de guerre et les crimes de génocide.
Il a ajouté que depuis sa création en 1948, Israël n’a pas cessé d’enfreindre le droit international en commettant des centaines de crimes contre l’humanité. Ces crimes, qui interpellent la conscience humaine, sont reconnus par les lois internationales et le droit international humain et relèvent de la compétence de la cour pénale internationale qui devrait assimiler les crimes d’Israël s’apparentent à des actes de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Il a indiqué que la conférence se tient sur la base des dispositions de la Charte des Nations Unies et des principes du droit international pénal, politique et humain, de même qu’elle s’inscrit dans le cadre de la promotion de la légalité internationale et des législations, résolutions et expériences internationales pertinentes. Elle a également pour référence les principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et les résultats de la Conférence du Sommet arabe tenue au Koweït le 19 janvier dernier, laquelle a imputé à Israël la responsabilité juridique des crimes de guerre qu’il a commis à Gaza et appelé à la punition de leurs auteurs. La conférence se tient aussi conformément aux chartes de l'ISESCO, de l’UNESCO et des organisations régionales et internationales d’intérêt commun.
Il a ajouté que la conférence se tient au siège permanent de l'ISESCO qui représente la conscience culturelle du monde islamique, partie intégrante de la conscience humaine mondiale, afin d’examiner les procédures juridiques qui peuvent être entreprises pour traduire les criminels de guerre que sont les dirigeants israéliens devant la justice internationale.
Le Directeur général de l’ISESCO a, par ailleurs, indiqué que la défense de la cause palestinienne et la protection et le soutien des institutions éducatives, scientifiques et culturelles palestiniennes figurent parmi les responsabilités qui nous incombent tous. Et de préciser à cet égard que l'ISESCO a inscrit dans tous ses plans d’action triennaux successifs un programme constant sur le soutien de ces institutions palestiniennes, la protection du peuple palestinien et la défense de ses droits nationaux légitimes et historiques d’autant, a-t-il dit, que le crime de génocide perpétré par les autorités d’occupation israéliennes dans les territoires palestiniens constitue une véritable menace à ces institutions, voire à l’existence palestinienne.
Ont pris la parole à la séance d’ouverture MM. Adnane Abu Hasna, porte-parole de l’UNRWA à Gaza et Abdel Azim Al Maghrabi, vice-Secrétaire général de l’Union des Avocats arabes.
A signaler que la conférence, qui durera deux jours, se tient en coopération entre l'ISESCO et des organisations palestiniennes, régionales et internationales des droits de l’homme.
Source: sana