2008, l’année des innovations en Chine, dans le domaine coranique

9:36 - April 15, 2009
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Chine(IQNA)- Le niveau de connaissances islamiques en Chine, n’est pas comparable avec celui des autres pays, la parution d’un livre sur les sciences islamiques, est un véritable événement dans ce pays, ces dernières années suite aux réformes du gouvernement et une plus grande liberté des religions en Chine, les activités coraniques et les sciences islamiques ont beaucoup progressé.
L’Agence internationale de presse coranique(IQNA), dans un rapport sur la situation des activités coraniques en Chine, a déclaré que les musulmans chinois ne connaissaient pas beaucoup l’arabe car les études traditionnelles coraniques ne sont pas très anciennes dans ce pays, et parce que la majorité des livres religieux avaient été détruits lors de la révolution culturelle.
«L’année dernière, un livre sur les commentaires coraniques en chinois, a été écrit et publié par un musulman chinois de la région de Gansu, Yan Jing Ye. Ce livre dont le travail a duré dix ans, présente en même temps, trois traductions en chinois du saint Coran, celle de Wang Jing Ji, de Mohamad Makin et de Yahya Ling Sung. Les trois traductions sont présentées en dessous du verset.
Un autre livre est sorti l’année dernière, sur l’enseignement du saint Coran, les règles de phonétique coranique et de lecture. Ce livre sert à l’enseignement coranique dans des écoles supérieures islamiques "Al-Moahhadol Islami"(المعهد الأسلامی) où les enseignements se font en arabe et qui ont été crées dans plusieurs régions de Chine pour former les prédicateurs, les Imams des mosquées et les professeurs des écoles dans les régions musulmanes.
Les centres d’enseignement islamiques en Chine, n’avaient pas de livres écrits par des spécialistes chinois, et se servaient auparavant de livres écrits par les Iraniens ou les Arabes. L’année dernière un conseil d’éditeurs a été créé dans les organisations islamiques, qui a invité les gens qui avaient une certaine expérience dans l’enseignement des sciences islamiques ou qui avaient étudié à l’étranger, dans les pays musulmans, à produire des livres islamiques en fonction des besoins spéciaux des musulmans chinois. Le livre sur les principes coraniques qui a été publié pour la première fois en Chine, est le résultat des efforts des membres de cette association.
La traduction du saint Coran accompagnée de commentaires, est une autre œuvre des érudits chinois de la région de Khobi, sous la direction de l’Assemblée islamique, intitulé: «صفوة‌البيان لمعانی القرآن». Cette traduction en deux volumes, est la plus récente, et est présentée en dessous du verset avec quelques commentaires, des précisions historiques et des hadith. Cette traduction d’obédience hanafite, publiée en 2008, est présentée avec une introduction du professeur Lin Sung.
Il existe dans les centres d’enseignement islamique chinois, un commentaire appelé «Tafsir-e-Hosseini» en deux volumes, et en persan, qui est enseigné depuis toujours dans les écoles islamiques chinoises. Ce commentaire a été traduit par un religieux de la région de Gansu, au nord ouest de la Chine, et a été publié en 2007.
Le dernier travail qui n’a pas encore été publié est celui de Mohamad Makin, sur la traduction coranique. Mohamad Makin est un religieux qui a fait ses études en Egypte et qui est l’auteur d’une traduction en chinois très réputée et reconnue par le gouvernement chinois. Les institutions islamiques ont repéré certaines fautes dans sa traduction et ont chargé un comité spécialisé, constitué de professeurs et d’ulémas, de corriger la traduction plutôt que de publier une nouvelle traduction, car tous les musulmans chinois connaissent la traduction de Makin. Le professeur Ling Sung en tant que conseiller, coopère avec ce groupe et effectue les corrections nécessaires», précise ce rapport.
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