D’après une information de l’Agence internationale de presse coranique(IQNA), Manoutcher Mottaki, ministre iranien des Affaires étrangères, lors de la cérémonie d’ouverture de la troisième conférence internationale sur «La politique extérieure de l’imam Khomeiny» et le respect des règles morales dans les relations internationales, organisée au ministère des affaires étrangères, a déclaré que cette vision constituait l’essence du mouvement et de la pratique de l’imam Khomeiny.
Voici le discours du ministre des affaires étrangères :
Au nom de Dieu,
Je suis très heureux de l’organisation d’une telle rencontre pour l’étude de la pratique politique d’une personnalité aussi exceptionnelle, dans la pensée et le comportement, au niveau des relations internationales. Sans aucun doute, la politique internationale de l’imam Khomeiny a laissé des traces surtout dans la prise de conscience de l’importance de la morale dans ce domaine.
Il existe deux thèses chez les spécialistes de relations internationales. Certains estiment que la morale est une question personnelle et d’autres qu’il s’agit de deux domaines séparés. Ces deux points de vue ont contribué à l’absence de morale précise en matière de relations internationales et à une pratique, il faut le reconnaître, tout à fait immorale dans ce domaine.
En morale politique, la survie du monde dépend d’une paix qui dépend elle-même d’une série de règles morales. Un regard sur l’Histoire contemporaine suffira pour définir les besoins de l’humanité, dans le domaine des relations internationales. Après les guerres qui étaient le résultat d’une absence de morale politique dans les relations entre les gouvernements, de nombreuses occasions de paix sont apparues qui ont été négligées. Peut-être parce qu’on s’est contenté de présenter les coupables, sans s’attaquer aux racines, c'est-à-dire l’absence de morale dans les relations internationales.
La condamnation des responsables ou des gouvernements qui ne respectent pas les règles morales et les droits humains, est sans aucun doute, nécessaire, ainsi que l’organisation de tribunaux spéciaux. Un tribunal et une déclaration officielle de peine, peuvent être des solutions satisfaisantes pour faire baisser les délits dans le domaine des relations internationales et même à l’intérieur des pays.
La société internationale a tenté par des décrets des accords et des chartes, fondés sur une conception morale, d’empêcher les gouvernements d’agir à leur guise, mais elle n’a pas réussi à présenter des modèles acceptables au niveau moral et applicables au niveau international, car cela serait un frein aux activités de politiciens qui, pour défendre leurs intérêts, sont contraints de recourir à des procédures illégales et immorales.
Ces groupes politiques ont provoqué des catastrophes humaines et la destruction des richesses et des ressources vitales dans le monde.
Il est nécessaire que les intellectuels influents au niveau de la théorisation politique, ne négligent pas leur devoir d’information et obligent les dirigeants à respecter ces principes moraux dans leur politique.
Le XX° siècle a vu des régimes politiques qui ont accédé au pouvoir grâce à des slogans de justice, de morale, de redistribution juste des richesses dans le monde, de rejet des privilèges et d’égalité vis-à-vis de la loi. Mais après avoir accéder au pouvoir, ces régimes ont oublié leurs principes et se sont lancé dans des effusions de sang avant de quitter la scène politique.
Le mépris des règles de morales internationales, les guerres et la violation des règles élémentaires de morale et d’humanité, montrent que le monde a besoin d’une charte internationale pour empêcher les catastrophes humanitaires, financières et sociales, et le sacrifice des valeurs morales face à l’hégémonie et la folie du pouvoir.
Alors que tous les accords fondés sur des règles morales ont échoué et n’ont pas réussi à définir un modèle acceptable dans les relations politiques et économiques internationales, le besoin s’est fait sentir de trouver un modèle de comportement et de morale politique, et c’est alors qu’est apparu une personnalité religieuse et un modèle de morale politique.
Ces qualités constituent l’essence du mouvement de l’imam Khomeiny et de son entrée sur la scène internationale. Répondant à une mission morale et spirituelle, l’imam Khomeiny après la victoire de la révolution et l’instauration du gouvernement islamique, a sans cesse réclamé le respect de la morale dans la vie individuelle et par extension en politique internationale. Les critères moraux selon l’imam Khomeiny, concernent les intentions et les comportements. Ces règles morales pour l’imam Khomeiny étaient indissociables de la jurisprudence politique islamique. Dans la vision de l’imam, la politique doit se soumettre à la morale et il ne reconnaissait comme valables que les actions politiques fondées sur ce principe. La morale non seulement devait diriger la gestion gouvernementale, mais aussi les relations internationales, comme cela est prescrit dans les religions révélées monothéistes. Il estimait que les bases des relations entre les pays doivent être les valeurs morales.
Lors d’une rencontre avec une délégation de Nouvelle Zélande, quelques mois après la victoire de la Révolution, il déclara: «Il faut que les relations entre les peuples soient des relations morales, la distance n’importe pas, il se peut que deux pays voisins n’aient aucun point spirituel commun et que leurs autres relations n’aient aucun résultat.»
Un autre aspect de la morale politique de l’imam Khomeiny est apparu lors de la guerre imposée, avec l’interdiction d’utiliser les armes à destruction massive, des bombardements des zones civiles et des sites protégés en période de guerre, comme les écoles, les universités et les hôpitaux, qui prouve l’intérêt de l’imam pour les question morales même en temps de guerre.
Ses positions très fermes en faveur des déshérités ont été un autre point très important de la morale politique de l’imam. Il a assuré que les pays développés n’avaient pas le droit, dans le cadre des relations internationales, de négliger leurs devoirs moraux et d’imposer leur supériorité aux pays pauvres. Ce qu’on entend de nos jours sur la citoyenneté de tous les habitants du monde et le respect de leurs droits, entre exactement dans la politique de défense des déshérités, présentée il y a trente ans par l’imam Khomeiny.
Le respect mutuel entre les gouvernements est un autre point saillant de la morale politique de l’imam Khomeiny. Répondant à un journaliste anglais du «Guardian», l’année de la victoire de la Révolution, il déclara: «Nos relations avec tous les étrangers, sont fondées sur le respect mutuel. Nous n’accepterons aucune oppression et ne nous rendrons coupables d’aucune oppression.»
Dans une interview pour la télévision allemande, il déclara: «Nous respecterons tout gouvernement qui nous respectera.»
Pour l’imam Khomeiny les relations du gouvernement islamique avec les autres gouvernements sont des relations amicales. Lors d’une rencontre avec les membres d’une délégation étrangère, il déclara: « L’islam préconise des relations amicales avec tous les autres pays dans le monde. Le gouvernement islamique souhaite des relations amicales et justes, avec tous les peuples et les gouvernements, à condition qu’ils respectent aussi le gouvernent islamique.»
Répondant à cinq journalistes américains, il déclara: «Nous voulons être amis avec tous les peuples et au premier abord, avoir des relations amicales avec tous les gouvernements. Nous souhaitons avoir des relations amicales et fondées sur le respect mutuel avec tous, à moins qu’il ne s’agisse d’un gouvernement qui cherche à nous nuire et se comporte différemment avec nous...»
Les enseignements moraux sur la politique internationale, sont très nombreux dans ses discours, ses rencontres et ses réactions aux événements régionaux et internationaux, et seront les sujets de réflexion de cette réunion. Ils sont déjà à l’étude au centre de recherches politiques internationales, mais le travail n’en est qu’à la première étape.
Sans aucun doute, ce genre de réunion aidera à avancer d’avantage dans ce domaine. Je suis très heureux que dans le contexte actuel où la société internationale a, plus que jamais, besoin de repères et de règles morales en politique internationale, des penseurs de différents pays, commencent des recherches sur une personnalité qui a réussi, grâce à sa force morale, à présenter les valeurs spirituelles de la grande Révolution islamique, au début du nouveau siècle.
Les résultats seront très utiles à la communauté internationale, prépareront le terrain à l’approfondissement des recherches dans ce domaine, et ouvriront de nouvelles voies et de nouveaux horizons dans les relations internationales.
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