Le référendum en Iran a été un référendum pour une Renaissance coranique

9:21 - August 04, 2009
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Téhéran(IQNA)- «Le message de l’imam Khomeiny au cimetière de Behechte Zahra et à l’école Refah, qui annonçait la victoire finale, a tourné les gens de cette génération vers le saint Coran. L’Iran est devenu un Iran coranique, en fait le référendum pour la République islamique était un référendum pour les lois coraniques. Tous regardaient le grand leader islamique pour apprendre ce que le saint Coran attendait d’eux».
Ce qui suit est une partie de la réunion de l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), avec l’Hojat-ol-islam Mohamad Reza Nourollahyan, représentant du Guide suprême et responsable des activités d’enseignement et d’information à l’étranger, et l’Hojat-ol-islam Mohamad Javad Abol Ghasemi, directeur du centre de recherche contemporaine, sur les activités coraniques de l’Iran depuis trente ans.
Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux
إِنَّ هَذَا الْقُرْآنَ یِهْدِی لِلَّتِی هِیَ أَقْوَمُ
Après trente ans, il est nécessaire de faire une étude réaliste sur les activités coraniques dans notre pays. Nous sommes une génération qui, à des niveaux divers, a été chargée de certaines responsabilités dans ce domaine. Je me contenterai de présenter le lourd travail des dix premières années et je laisserai à mon frère, le Docteur et Hojat-ol-islam Abol Ghasemi, le soin de présenter les deux décennies suivantes.
En 1978, après vingt ans de lutte, d’efforts et de travail dans les centres islamiques, les universités et les mosquées, dans le domaine du commentaire coranique, l’imam Khomeiny est revenu en Iran, et a sonné la fin de la dynastie des Pahlavi. De grandes personnalités comme l’Allameh Tabataba’i, le martyr Mottahari, le grand professeur Shabestari, des lecteurs coraniques des mosquées, des commentateurs de la grande mosquée de Qom et des mosquées de province, de Meched, Chiraz, Tabriz et Ispahan, qui éduquaient les gens au Djihad et aux préceptes coraniques, les centre de Téhéran, la mosquée Towid, celle d’Al Djavad, le centre Hosseini Erchad, avaient tous travaillé au développement des sciences coraniques pendant ces vingt années avant la Révolution, et préparé le terrain au soulèvement populaire de 1978.
Les prisonniers politiques écrivaient des commentaires comme le défunt Taleghani, qui a écrit en prison les quatre volumes de son commentaire "Une lumière du saint Coran"«پرتوی از قرآن», sous la torture en prison, et sans avoir accès à aucun document.
L’Ayatollah Rafsanjani lui aussi, a commencé les fiches de son commentaire "Rahnama", qui est aujourd’hui un livre de référence de trente volumes, en prison.
D’autres grandes personnalités à leur sortie de prison, si elles n’avaient pas la possibilité d’enseigner à l’université ou chez elles, à cause de la surveillance des agents de la savak, présentaient des articles.
Les dix années avant la Révolution ont été des années très riches au niveau des travaux coraniques, la ville sainte de Meched par exemple, ville du mausolée de l’Imam Reza(AS), a permis a trois grandes personnalités d’exercer leurs activités coraniques. L’Ayatollah Mirza Javad Téhérani, avec son commentaire journalier après la prière de l’aube, qui a été publié par le centre "Bayennat", l’Ayatollah Mirza Javad Téhérani qui fut pendant trente ans professeur de morale coranique et a suivi le Guide de la révolution, spécialement pendant la guerre imposée, et l’Ayatollah Khamenei qui dans l’école Mirza Jahfar, dans la cour Enghelab du mausolée de l’Imam Reza(AS), enseignait le saint Coran les jeudis matin, et rassemblait de nombreux universitaires, des étudiants des centres d’enseignement islamique et des gens de cette ville.
Un autre religieux, le martyr Seyed Abdol Karim Hacheminejad, qui enseignait à la mosquée Ghohar shad de Meched, et dont les cours coraniques prirent une allure révolutionnaire qui se développa dans toute la ville de Meched. Cette même vague coranique révolutionnaire, s’étendit dans d’autres villes comme Ispahan, Ghomshe et Shahr Reza, qui attiraient les jeunes pendant les vacances, pour les former à la lutte pour la renaissance du saint Coran et de ses enseignements, dans la société.
L’Ayatolah Sadughi quant à lui, enseignait dans la ville de Yazd, et d’autres personnalités à Tabriz avec près de 14 réunions coraniques importantes, dont les cours de commentaire étaient publiés, comme ceux des deux martyrs, l’Ayatollah Seyed Assadollah Madani et l’Ayatollah Ghazi Tabataba’i, qui ont été des grands défenseurs de la Révolution et les partisans du Guide suprême.
L’Ayatollah Achrafi Isfahani, Haj Agha Ata-ollah, Hadj Agha Mojtaba Akhound, exerçaient leurs activités coraniques dans la région de Ilam, à Islam Abad, ansi que le grand sympathisant de la Révolution, le martyr Heidari, qui a été tué lors de l’attentat terroriste contre le Parti de la République islamique. Sans oublier l’Ayatollah Hadj Agha Mohamad Taghi Morvarid, qui actuellement à Najaf(Irak) malgré son grand âge et la maladie, poursuit les enseignements du Cheikh Bozourg Téherani.
En 1978, une série de centres coraniques étaient prêts dans tout le pays, et formaient des dizaines de spécialistes coraniques chaque année. Je me souviens de la région de Varamine où plusieurs personnes ont été tuées et arrêtées, à l’époque du Shah. Dans la ville de Pishvah il y avait un religieux qui enseignait le saint Coran depuis trente ans. Les habitants de cette ville étaient des gens très spéciaux, au niveau de l’éducation, les jeunes de cette ville étaient très inventifs et très travailleurs, avec en plus un très bon comportement moral.
Les centres de Qom et de Najaf, bien entendu, étaient les têtes de proue de la Révolution, c’est là que le leader de la Révolution avait été exilé et profitait du voisinage de l’Emir des croyants qui avait été lui-même, éduqué par le Prophète(SAWA).
L’Imam Khomeiny avait formé des élèves exemplaires à Qom, qui concentraient tous leurs efforts dans le domaine coranique. l’Ayatollah Ali Mechkini avait commenté le saint Coran pendant des années, dans la mosquée de l’Imam à Qom, l’Ayatollah Mohamad Ali Grami, l’Ayatollah Mohamad Sadeghi, traducteur et commentateur du saint Coran, qui vit actuellement à Qom et est d’un âge avancé, à cette époque constituaient le noyau central du groupe chargé de l’élaboration du commentaire "Nemouneh", sous la direction de l’Ayatollah Makarem Chirazi.
Qom était le centre de défense et de présentation du saint Coran, avec la publication de nombreux articles et journaux, mais après que l’imam fut exilé en Irak, c’est Najaf où l’imam Khomeiny enseignait la thèse de la Wilayat-e-Faghi et dirigeait les mouvements révolutionnaires en Iran, qui prit la tête, avant que l’imam ne vienne passer deux mois en France avant de revenir en Iran.
Ces dix ans d’activités avaient préparé les gens à ce grand mouvement qui dans tous les coins de Téhéran, allaient mettre en place un gouvernement fondé sur les enseignements coraniques. La place Jaleh qui devint ensuite la place des martyrs, vit tomber des jeunes, formés aux enseignements coraniques, comme l’Ayatollah Seyed Mohamad Reza Sa’idi, l’Ayatollah cheikh Hossein Ghafari et de nombreux autres religieux arrosant de leur sang la jeune pousse de la République islamique qui grandissait et se fortifiait et étonnait le monde entier. L’imam Khomeiny, à partir du 22 bahman, se mit à éclaircir les objectifs coraniques de cette Révolution.
Avec le gouvernement du Président et martyr Reja’i, les efforts de l’Ayatollah et martyr Behechti, dans le pouvoir judiciaire, pour l’application des règles juridiques islamiques, et la constitution d’un Parlement qui ne pouvait voter aucune loi contraire au saint Coran, la société s’est mise en marche vers l’application stricte des préceptes coraniques. Quelques jours avant le martyr de l’Ayatollah Ghodusi, il avait raconté que l’Ayatollah Behechti avait dit qu’il faudrait vingt ans pour arriver à établir un système de lois juridiques conformes au saint Coran, à la Tradition prophétique et aux enseignements des Ahl-ul-Bayt(AS).
Ces trois pouvoirs ont connu les plus grands martyrs de ces dix premières années, personne ne pourra nier qu’ils sont tous les martyrs dans la voie du saint Coran. Le martyr Behechti du pouvoir judiciaire, le martyr Reja’i du Pouvoir exécutif, le martyr Bahonar, étudiant de Qom et spécialiste et professeur en matière d’éducation, tous sont tombés dans la voie du saint Coran. Les attaques terroristes étaient si nombreuses que parfois les députés venaient sur leur brancard pour participer aux réunions et pour que le nombre de députés permette de légiférer de façon légale. C’est à ce prix que les lois en vigueur dans le pays, sont devenues des lois coraniques.
A cette époque, tous les efforts allaient dans le sens d’une société où les buts coraniques seraient respectés, comme le souhaite le verset 25 de la sourate Hadid: ... لِیَقُومَ النَّاسُ بِالْقِسْطِ
Le Djihad agricole a été lancé pour les travaux dans le domaine agricole et d’élevage, et dans le domaine routier, tout cela en s’inspirant du saint Coran et du modèle des Prophètes ou comme l’Imam Ali(AS) qui était célèbre pour les nombreux puits qu’il avait creusés.
Après la Révolution, nous avons assisté à un mouvement d’alphabétisation, pour orienter la société vers la science et l’étude, sur l’ordre de l’imam Khomeiny. D’autres organismes comme celui des Gardiens de la Révolution, en fonction du verset 60 de la sourate Anfal, وَأَعِدُّواْ لَهُم مَّا اسْتَطَعْتُم مِّن قُوَّةٍ ont été créés.
La guerre a commencé à l’ouest du pays, dans le Kurdistan, organisée par Saddam et ses alliés étrangers. Le corps de Sepah s’est engagé dans le djihad et la Défense sacrée, avec la création des forces révolutionnaires du Bassij, pour la défense des gens, de l’islam et des slogans de l’imam Khomeiny. A cette époque les mariages étaient des mariages très simples sans aucune recherche de luxe, et la société était d’une grande moralité. Une des rues célèbres du nord de Téhéran est la rue des martyrs de Tadrich, dont les habitants pourtant très riches, se rendaient le week-end, dans les villages, pour participer aux travaux agricoles et à la construction d’écoles et de mosquées, ou à la réparation des bains publiques. De ces groupes sont sortis des martyrs comme Hamid Bakeri, Abdollah Meisami, Shahid Hemmat, Hossein Gharazi, le martyr Darani, qui sont encore de nos jours un capital pour la Révolution.
Nous avons commencé avec la construction de personnalités et d’organismes d’éducation, et avec le Conseil chargé d’élaborer la Constitution. Pendant ces dix ans, l’imam Khomeiny n’a fait que nous appeler au saint Coran, aucune nuit au front, ne s’est écoulée sans la récitation du saint Coran, le front était le sommet dans la perfection morale et religieuse, avec sa défense, son Djihad et son exemplaire résistance.
La morale, le service du peuple et la patience sont les trois résultats de cette époque. Les nombreux centres qui ont été créés en Iran, les centres d’enseignement islamique, les centres coraniques, les universités coraniques, les écoles coraniques, sont tous les résultats des efforts de cette époque qui est aussi celle du développement des recherches coraniques, avec la création de centres de recherche, la publication de revues spécialisées, des radios Coran et des programmes de commentaires télévisés.
Ce que nous cherchions à cette époque, était le développement de la spiritualité coranique dans la société. Je dois souligner le rôle des femmes dans cette construction sociale et coranique, qui ont joué un rôle prépondérant, l’imam avait une telle influence que les femmes se rendaient même au front, y envoyait leur mari et leurs fils, les jeunes filles à l’université et au lycée affrontaient les groupes communistes marxistes et les complots des Monafeghins.
Cela est visible avec les grands progrès des femmes au niveau universitaire et dans les disciplines très spécialisées, et leur résistance dans la défense des valeurs de la famille. Les femmes sont partout présentes et actives, dans les milieux académiques, dans la production agricole, au front, au service des blessés, et ont montré l’importance des enseignements coraniques dans ces activités et l’évolution sociale.
Le dernier point que je veux souligner, est l’influence de cette Révolution islamique et coranique, dans le monde et dans les pays musulmans. Je développerai cette partie après l’intervention du docteur Abol Ghasemi. Les influences de cette Révolution dans les pays voisins, en Arabie, en Asie, dans les pays arabes et méditerranéens, dans le Golfe persique, les pays d’Afrique du nord, en Afrique, en Europe, et même en Chine, au Japon et en Australie, en Indonésie, en Malaisie, et partout dans le monde sont étonnantes et indéniables.
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